Kinshasa, 4 juin 2026 (ACP).- Une héritière lésée a attaqué, lors d’une audience jeudi, le testament de son défunt père devant le tribunal de grande instance de Kinshasa-Kalamu, en République démocratique du Congo (RDC), pour avoir été exclue au profit des autres héritiers du premier lit conjugal.
« De son vivant, le père de ma cliente, Mme Matuku Ngiama, avait réuni tous ses enfants, qui sont au nombre de 14, dans la parcelle familiale, située sur l’avenue Banalia, qui était le seul bien immobilier qu’il possédait. Dans pareille situation, la loi prévoit que le bien appartient aux enfants, mais ce qui n’a pas été le cas ici », a expliqué l’avocat de l’héritière lésée.
Pour cet avocat, le testament du défunt ne reprenait que les noms de 4 enfants issus du premier lit (4 filles). Ce qui est une violation de la réserve successorale. Et au-delà de cet aspect, il a également suggéré qu’il y a eu manipulation.
« Le testament ne reprenait que les noms de 4 filles de la même mère, mais au moment d’établissement du certificat d’enregistrement, ils ont rajouté quatre autres noms, tous enfants d’une même mère », a-t-il rajouté.
En conclusion, il a sollicité l’annulation du testament et l’insertion des autres enfants dans la succession.
Pour sa part, l’avocat de la partie défenderesse a plaidé sur base du principe juridique « d’Electa una via », un principe qui veut dire que les parties en justice doivent choisir une voie à la fois, soit pénale, soit civile. Mais la partie adverse, pour cet avocat, a saisi deux juges à la fois.
« Au moment où nous plaidons ici en matière civile, une action portant sur le même fait a été jugé au pénal, au niveau du tribunal de paix de Kinshasa/Kasa-Vubu», a-t-il plaidé.
Le magistrat du parquet, quant à lui, a sollicité que le dossier lui soit communiqué pour émettre son avis par écrit.
Après avoir écouté toutes les parties, le président de la composition a demandé aux parties de déposer leurs notes de plaidoiries afin de rendre sa décision dans le délai de la loi. ACP/F

