Kinshasa: une société condamnée au paiement  des dommages et intérêts pour licenciement abusif

Kinshasa, 16 juillet 2026(ACP).-  Une société a été condamnée jeudi, au paiement  des dommages et intérêts de 25 mois de la dernière rémunération de ses anciens travailleurs pour licenciement abusif, lors d’une audience, par le tribunal du travail de Matete, au centre de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC).

« Par ce motif(…) ministère public entendu en son avis.

Dit recevable mais non-fondé le moyen relatif à l’irrecevabilité de la présente action pour violation de l’article 298 du code du travail.

Par conséquent condamne son ex-employeur, la société ateliers d’électro -maintenance industriel, au paiement des dommages et intérêts représentant (25) mois de la dernière rémunération de Mme Angélique Bambi et consorts (…)», a  prononcé Pierre Kiama juge président de la composition. 

Et d’ajouter : « La condamne également au paiement au profit de la requérante Bambi du reliquat du décompte final; dit irrecevable la demande relative au paiement de la somme équivalente  en francs congolais à 100.000 $ pour réparation de tous préjudices confondus ».

Le tribunal, dans un jugement avant dire droit, avait demandé à l’inspecteur du travail de calculer deux décomptes finaux ; un avec préavis et un autre sans préavis.

Après le calcul de l’inspecteur, l’avocat de la partie demanderesse  (Mme Bambi et consorts) avait sollicité que le décompte avec préavis soit pris en compte  du fait que le licenciement de ses clients était fait de manière abusive.

Pour la défenderesse (La société Atelier  électro maintenance), il s’agit d’un licenciement pour faute lourde et cela ne donne pas lieu au calcul du décompte final avec préavis.

Mme Bambi et consorts  étaient travailleurs à la société Atelier Électronique maintenance industrielle.

Après une grève de deux jours sur demande de la délégation syndicale, ces travailleurs  avaient reçu  des lettres de demande d’explication avec pour motif absence non justifiée.

Dans leurs réponses, à ces  demandes, ils avaient écrit qu’ils faisaient un arrêt de travail  à la demande de la délégation syndicale. Après leurs auditions par  l’employeur, cette action a été clôturée par la remise à chacun d’ entre eux d’une lettre de licenciement pour faute lourde.

Notons que cette même décision a été prise pour une vingtaine de travailleurs mais une dizaine d’entre eux ont été récupérés.

ACP/ Bi

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