Matadi, 11 décembre 2025 (ACP).- La coordination provinciale du Bureau des inspecteurs des droits de l’homme (BIDH) a été installée mercredi à Matadi, dans la province du Kongo Central (sud-ouest de la République démocratique du Congo), en vue de renforcer le dispositif provincial de protection des droits humains, a appris l’ACP jeudi de l’organisateur.
« L’installation de cette coordination marque un tournant majeur, car elle va structurer notre action et permettre une intervention plus professionnelle sur l’ensemble de la province », a déclaré Paul Ngaimiko, coordinateur provincial du BIDH.
Il a indiqué que les actions du BIDH s’inscrivent dans la vision du Chef de l’État qui consiste à faire de la RDC un véritable État de droit, précisant que son mandat s’articulera autour de quatre axes répartis sur les secteurs social, technique, professionnel et économique, notamment la réorganisation interne, le renforcement des capacités, l’expansion opérationnelle dans les villes et territoires du Kongo Central, ainsi que la mise en place d’unités de production destinées à garantir l’autonomie financière du bureau.
Lors de cette cérémonie, 190 inspecteurs des droits de l’homme ont reçu leurs brevets de formation, consécutifs au programme national de professionnalisation de la corporation.
‹‹ Aujourd’hui, nous avons l’honneur de procéder à la remise solennelle de ces précieux brevets aux nouveaux inspecteurs, témoignant ainsi de leur engagement à défendre avec courage et intégrité les droits fondamentaux de chaque citoyen », a déclaré Bienfait Mokanda, inspecteur et formateur national du BIDH RDC.
De son côté, Pierre Kabangu, vice-président de l’Assemblée provinciale du Kongo Central, a indiqué que l’installation de la coordination provinciale du BIDH dans sa juridiction ainsi que
la remise des brevets aux nouveaux inspecteurs, viennent renforcer les mécanismes de protection des droits humains.
Ces inspecteurs deviennent, a-t-il soutenu, « des sentinelles de la justice, des protecteurs des vulnérables et la voix des sans-voix », réaffirmant ainsi l’engagement de son institution à soutenir les initiatives favorisant l’État de droit et la bonne gouvernance.
Les représentants du ministre provincial des Droits humains, du maire de la ville de Matadi ainsi que de plusieurs acteurs sociaux et institutionnels ont pris part à cette activité.
ACP/JF

