Kinshasa, 11 décembre 2025 (ACP).- Des responsables de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) ont sensibilisé mercredi, les prisonniers de Makala, à Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC), aux droits humains, lors de la célébration de la Journée internationale de ces droits, a appris l’ACP jeudi, de cette institution.
« À l’occasion de la Journée internationale des droits de l’homme, nous, responsables de la CNDH, sommes venus vous sensibiliser aux droits humains », a déclaré Paul Nsapu, président de cette institution d’appui à la démocratie congolaise.
« Vous êtes privés de liberté, mais l’État doit assurer votre sécurité tout en étant en prison. Il a dit aux pensionnaires que si votre dossier de libération traine pour être exécuté, alors que vous devez sortir de votre lieu d’enfermement, là, l’un de vos droits est violé », a expliqué le président de la CNDH, leur demandant de saisir son institution par un avocat ou membre de la famille pour le suivi de ces dossiers.
Il s’est dit content d’entendre que les pensionnaires de la prison centrale de Makala apprenaient un certain nombre de métiers, pour leur réinsertion sociale après la prison, avant de les inviter à être davantage disciplinés tout long de leur séjour dans ce milieu carcéral, ce qui permettra aux responsables pénitentiaires et à certaines institutions de plaider pour leur libération.
Pour leurs parts, Me Dido Kimbumbu et Me Jean-Richard Nduba, respectivement rapporteur et coordonnateur de la sous-commission permanente chargée des droits civils et politiques, ont expliqué aux pensionnaires la manière de saisir et de se faire accompagner par cette institution citoyenne pour bénéficier de l’assistance.
Explication sur les conditions des détenus

Auparavant, les trois responsables de la CNDH, entourés de certains de leurs collaborateurs, avaient eu une séance de travail avec André Kanza, directeur de la prison centrale de Makala.
Ce dernier est revenu sur les efforts fournis jusque-là par les autorités pénitentiaires pour améliorer tant soit peu les conditions carcérales.
« Les pensionnaires apprennent à faire des pavés et autres travaux de la ferme avec une porcherie », a expliqué André Kanza, tout en déplorant la surpopulation de ce centre pénitentiaire qui compte pour le moment plus de 11.000 pensionnaires, craignant que cette promiscuité provoque davantage des maladies.
Le président de la CNDH-RDC lui a rassuré que son institution va plaider auprès des partenaires pour l’élargissement ou la construction des pavillons pour essayer de résoudre ce problème de surpopulation.
Il a insisté sur le respect des droits humains dans la prison, avant de revenir sur la mission de la CNDH, qui consiste à écouter les responsables de la prison et les pensionnaires afin d’établir des rapports, suivis des recommandations pour l’amélioration des conditions carcérales dans les prisons à travers le pays.
ACP/JF

