Kinshasa, 27 mars 2026 (ACP).- Les avocates de la République démocratique du Congo ont été appelées mercredi à chercher l’autonomie financière pour leur épanouissement professionnel qui représente le pilier de leur carrière, lors d’une conférence en ligne organisée par l’association Avocat au féminin, à l’occasion du mois dédié à la femme.
«L’autonomie financière garantit une bonne carrière pour une avocate. Elle permet d’avoir la liberté de choisir un dossier, de se repositionner professionnellement, d’ouvrir son cabinet ou de se reposer», a dit Me Grassinda Nkembi, avocat au barreau de Kinshasa/Matete.
«Au-delà du travail et de la compétence», l’avocate doit mettre en place des stratégies pour la diversification des sources des revenus afin d’atteindre cette autonomie financière.
«Travailler beaucoup ne garantit pas une liberté financière. (…) Une avocate ne doit pas attendre que les honoraires du cabinet mais être capable de multiplier les consultations, donner des formations, des conférences, conseiller les entreprises mais aussi être rédactrice juridique de certains travaux comme les mémoires d’étudiants», a-t-elle dit.
Par ailleurs, Me Nkembi a appelé, en outre, les avocates à promouvoir leur image positivement tant sur les réseaux ou dans la fixation de ses honoraires ? Car, a-t-elle poursuivi, certaines opportunités peuvent se présenter suite à leurs contenus ou à leur présentation sur les réseaux mais également par la valeur qu’on se donne.
L’association «Avocat au féminin» créé en 2022, réunit les femmes juristes, en majorité avocates afin de mener une lutte pour la promotion du civisme, du leadership féminin et de contribuer à la formation de la femme juriste. ACP/ODM

