Licenciement abusif: le décompte final d’un ex-travailleur sollicité devant un tribunal à Kinshasa

Kinshasa, 12 mars 2026 (ACP).– Le paiement du décompte final de monsieur Yoka Batumana, ex-travailleur de l’ONGD-AIPEF Diaming, a été sollicité, jeudi, devant le tribunal du travail de Matete, au centre de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, dans un litige qui l’oppose à son ex-employeur.

« Qu’il plaise au tribunal de constater qu’il y a eu licenciement abusif; d’ordonner le paiement de 36 mois de dommages et intérêts de la dernière rémunération; d’ordonner le paiement du décompte final; et sur base de l’article 258 du Code civil, livre 3, ordonner le paiement des dommages et intérêts pour tous les autres préjudices subis au montant de 100.000 dollars américains (USD) payables en francs congolais », a plaidé la partie demanderesse.

La partie défenderesse ne s’étant pas présentée, bien qu’elle ait été régulièrement signifiée, le défaut a été retenu à sa charge.

Pour le magistrat du parquet, le tribunal devra accorder le bénéfice intégral à la partie demanderesse au regard des pièces qu’elle a produites devant le tribunal.

« Au regard des pièces que la partie demanderesse a produites devant vous, au regard de sa plaidoirie, l’avis du ministère public se fonde sur l’article 17 (…) Il plaira à votre tribunal d’accorder le bénéfice intégral à la partie demanderesse », a avisé le magistrat du parquet.

Monsieur Yoka était engagé à l’ONGD-AIPEF Diaming depuis 2002, en qualité d’agent chargé de marketing.


En 2005, il sera surpris par une lettre de suspension de 15 jours, et après ces 15 jours, lorsqu’il viendra pour connaître la suite de son dossier, aucune suite ne lui sera donnée.

« Mon client va saisir l’inspecteur du travail et devant l’inspecteur, l’ONGD–AIPEF Diaming a soutenu que notre client n’a jamais été travailleur dans la société, qu’il a plutôt été collaborateur. Alors qu’il possède une carte de service », a expliqué l’avocat de la partie demanderesse.

Notons qu’il n’y a jamais eu de lettre de licenciement à l’endroit du demandeur. Et pour cette partie, le comportement de l’employeur laisse à croire qu’il y a bel et bien eu licenciement abusif.

« Le tribunal clôt le débat, prend l’affaire en délibéré, et sa décision interviendra dans le délai de la loi », a déclaré Doudou Malangwa, juge président de la composition.

ACP/JF

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