Beni, 12 février 2026(ACP).– Les autorités municipales et les défenseurs des droits humains ont échangé, jeudi à Beni, sur la nécessité d’un dialogue permanent entre les deux parties, dans la province du Nord-Kivu, dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC) a appris l’ACP des organisateurs.
«L’ASADHO Beni et ses partenaires pensent organiser une série de dialogues interactifs parce qu’elle reste convaincue que ces dialogues constituent des cadres de rapprochement, de collaboration, de respect mutuel et de considération des rôles de chaque acteur, pour la promotion de l’Etat de droit, de la démocratie, de la bonne gouvernance et du respect des droits humains », a déclaré Me Henri Kamabu, président de l’Association africaine de défense des droits de l’Homme (ASSADHO-Beni).
Ce dialogue est consécutif à la résurgence, dans la ville de Beni, du phénomène inhabituel caractérisé par des incursions d’hommes à mains armées non autrement identifiés dans des habitations des paisibles citoyens, a-t-il ajouté.
Pour ce défenseur des droits de l’homme, « ce dialogue donne également de l’espace pour la vulgarisation des instruments juridiques qui protègent les défenseurs des droits humains, renforce les relations et la collaboration entre les acteurs, encourage la culture des débats et des échanges d’idées pour créer des conditions favorables entre les acteurs en vue d’améliorer la situation des droits humains ».
Me Kamabu a soutenu que ce dialogue a aussi pour objectif de « permettre aux acteurs étatiques et non étatiques à se considérer plus comme des partenaires et non comme des adversaires ou ennemis, réduire les menaces contre les acteurs de la société civile en construisant un climat de confiance vis-à-vis des dirigeants et vulgariser les cadres légaux qui protègent les DDH ».
Prennent part à cet échange citoyen organisé dans le cadre du projet « Protection et promotion des défenseurs des droits humains » à travers le point focal de la « Synergie Ukingo Wetu », les délégués des instances judiciaires, de la police nationale congolaise, les autorités politico-administratives à la base, les membres de mouvements citoyens pro démocratie et les défenseurs des droits humains. ACP/JF

