Kinshasa, 16 juillet 2026 (ACP).- La prévention des violations des droits de l’Homme a été présentée, mercredi, comme « la forme la plus aboutie» de la protection des droits humains, au cours d’une conférence scientifique organisée dans l’enceinte de l’Université islamique au Congo (Unico) à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC).
« La prévention des violations des droits humains est la forme la plus accomplie de la protection des droits humains. On ne mesure pas la capacité d’une institution de protection au nombre des dénonciations des violations mais à sa capacité à éviter qu’elles se produisent », a dit Paul Nsapu, président de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH), l’un des orateurs.
D’après lui, les libertés publiques sont les éléments nécessaires pour une société démocratique et que leur protection ne doit pas être l’œuvre des juridictions seules, mais aussi des institutions autonomes dédiées à cette mission avec différents mandats.
« C’est en 1991 qu’a été adopté le principe de Paris sur l’existence des institutions de protection des droits de l’Homme, et cela fut adopté plus tard par les Nations Unies. Quant à la CNDH, elle est dotée d’un mandat consultatif, préventif, éducatif et protecteur », a rappelé le président de la CNDH.
Par ailleurs, Serge Ndjibu, rapporteur adjoint au sein du conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC), a expliqué le rôle que les médias sont appelés à jouer dans les périodes de conflits sécuritaires en s’investissant dans la recherche de la vérité.
« Les médias sont les vecteurs principaux de la liberté d’expression mais ces médias doivent être crédibles. Ce qui implique la rigueur et la recherche de la vérité dans la diffusion de l’information », a-t-il dit.
Cet intervenant a estimé que les mots diffusés par les médias ont un impact direct sur le comportement des personnes à l’instar de la «triste» radio des mille collines dans les années 90. Pour éviter d’en arriver là, la prise de certaines mesures restrictives est légitime, a-t-il insisté.
Il a conclu son intervention par inviter les médias congolais à la promotion du dialogue, de la tolérance et de l’unité nationale.
Cette conférence scientifique a été animée par trois intervenants : Samuel Mbemba, ministre des Droits humains, Paul Nsapu président de la CNDH et Serge Ndjibu, rapporteur adjoint du CSAC. ACP/ A./F.

