Kinshasa, 16 juillet 2026 (ACP).- La Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) de la République démocratique du Congo (RDC) a dit œuvrer pour l’adoption d’un itinéraire et l’inviolabilité de certains lieux dans le cadre de la marche de l’opposition prévue le 22 juillet prochain, lors d’une conférence scientifique organisée dans l’enceinte de l’Université islamique au Congo (Unico) à Kinshasa, la capitale.
« Contrairement aux bruits circulant sur les réseaux ou sur les plateaux de télévision, nous œuvrons afin de permettre l’adoption d’un itinéraire avec les opposants et les autorités compétentes, en vue de garantir la sécurité des manifestants et l’inviolabilité de certains lieux. Il n’y aura pas d’apocalypse le 22 juillet», a déclaré Paul Nsapu, président de la CNDH.
Il a annoncé, à cette occasion, être en concertation avec les acteurs politiques de l’opposition ainsi que les autorités pour œuvrer à l’adoption de cet itinéraire pouvant garantir l’encadrement des manifestants et l’inviolabilité de certains lieux.
Intervenant sur le même sujet, le ministre des Droits humains Samuel Mbemba a rappelé le principe quant à la manifestation publique selon la Constitution et les exigences pour sa bonne tenue.
« La Constitution instaure le principe d’information, mais pour sa bonne tenue, il faut l’adoption d’un itinéraire afin de permettre l’encadrement des manifestants. Ceci existe dans tous les pays du monde, et n’est pas un empiètement au principe constitutionnel dans le domaine », a-t-il dit.
Il a aussi fait savoir qu’il a informé les opposants sur le danger de l’infiltration des ennemis de la République qui prévoient de commettre des exactions et les imputer aux forces de sécurité et à la police:
« Nous avons alerté les opposants sur les ennemis de la République qui ont prévu de commettre des atteintes aux droits humains des manifestants en vue d’imputer ces crimes aux policiers puis sur le gouvernement congolais, nous serons vigilants sur ces tentatives de manipulation», a-t-il dit.
Prévue initialement pour le 8 juillet, la marche de l’opposition a été reporté au 22 juillet avec comme point de chute le palais de la Nation. Bien que la liberté de manifestation soit garantie dans la constitution, certains lieux en raison de leur valeur institutionnelle sont protégés par le principe d’inviolabilité citant le parlement, la primature ou encore le palais de la nation (lieu de travail du chef de l’Etat), a-t-on appris.
ACP/ F.

