Kinshasa, 19 février 2026 (ACP) – Le tribunal a auditionné 15 prévenus bandits urbains soumis à l’examen médical parmi les 96 jugés pour terrorisme devant le tribunal militaire de garnison de Kinshasa-Ngaliema, siégeant à la maison communale de Kintambo, au nord-ouest de Kinshasa,, capitale de la République démocratique du Congo (RDC).
« Le tribunal a reçu les observations des parties. Pour le magistrat du parquet, il n’y a plus lieu de contester les conclusions du rapport, selon lesquelles certaines de ces personnes seraient mineures. Par conséquent, le tribunal doit se déclarer compétent pour les juger. Mais pour la défense, s’il est vrai que l’on devra tenir compte des conclusions du rapport concernant 13 prévenus, pour deux d’entre eux — Bota Luka et Moussa Camara —, en se fondant sur les dispositions pertinentes de la loi portant protection de l’enfant, le rapport devra leur être favorable. Ainsi, le tribunal devra se déclarer incompétent à leur égard. Même pour le reste, selon la défense, le rapport ne dit pas qu’ils sont majeurs, mais indique simplement qu’ils ont 18 ans », a déclaré le capitaine Guy Kwesh, juge président de la composition.
Et d’ajouter : « C’est pourquoi le tribunal a joint au fond cet incident et entend aujourd’hui les auditionner conformément aux faits qui leur sont reprochés, à l’exception de Bota, car le tribunal se réserve de l’écouter », a ajouté le juge président de la composition, qui a, à la même occasion, rappelé la position du magistrat du parquet « Il n’y a plus lieu de douter des conclusions du rapport. Le tribunal doit se déclarer compétent pour juger l’ensemble des prévenus. ».
Sans ignorer celle de la défense : « pour deux prévenus, Bota Luka et Moussa Camara, le doute sur leur âge doit leur profiter conformément aux dispositions relatives à la loi portant protection de l’enfant. Le tribunal devrait se déclarer incompétent à leur égard », avait déclaré la défense lors de l’audience précédente.
Présentation de 21 nouveaux prévenus
Lors de la même audience, le magistrat du parquet a présenté 21 nouveaux bandits urbains au tribunal, invoquant la nécessité de sanctionner tous les actes portant atteinte à l’ordre public.
« Pendant que les 96 prévenus comparaissent pour des actes constitutifs de terrorisme, une vingtaine de victimes se sont constituées parties civiles. Elles ont reconnu et identifié les auteurs des faits. Vous n’allez pas vous fatiguer, M. le président, car vous servez la République », a déclaré le sous-lieutenant Marie – Claire Mudodosa magistrat du parquet militaire.
« Nous ne devons pas laisser ces actes impunis. L’Ordonnance-loi n°78-001 du 24 février 1978 nous donne la base légale pour agir. Ces 21 personnes doivent être jugées conformément à la loi », a-t-elle ajouté.
« Le magistrat du parquet nous dit qu’il comprend qu’il nous donne beaucoup de travail, mais il nous exhorte de ne pas nous fatiguer. Si l’on suit bien son exposé, il dit que l’État, la République nous sera reconnaissante, car elle, et même la société, croit que ce phénomène criminel pourra être éradiqué par les efforts de tous, malheureusement il y en a d’autres qui s’évertuent à troubler l’ordre public », a renchéri le juge président de la composition.
Pour cette affaire, l’audience a été renvoyée au vendredi 20 février.
ACP/C.L.

