Kinshasa, 2 octobre 2025 (ACP).– La condamnation de Joseph Kabila, ancien président de la République démocratique du Congo, a été qualifiée, jeudi, « d’un signal fort que l’histoire n’oubliera pas », par un notable de Madimba, dans la province du Kongo Central, Ouest de la République démocratique du Congo ( RDC).
« La condamnation à mort de Joseph Kabila n’est pas un simple arrêt. C’est un signal fort que l’histoire n’oubliera pas, que les larmes des innocents montent jusqu’au ciel et finissent toujours par réclamer justice », a déclaré Charlie Mongiedi, notable de Madimba.
Pour lui, ce verdict n’est rien d’autre que « la vengeance du sang de Congolais qu’il continue à verser dans l’Est du pays mais également la récolte de ce qu’il avait semé », avant de saluer la décision de la Haute cour militaire. « Le peuple congolais doit retenir une leçon, que la RDC entre dans une nouvelle ère, où vérité et justice doivent guider notre avenir», a-t-il déclaré.
L’ancien Président de la République Joseph Kabila a été condamné, mardi, à la peine de mort avec arrestation immédiate par la Haute cour militaire, à l’issue du procès l’ayant opposé au parquet général militaire, pour notamment crimes de guerre et crimes contre la paix.
Statuant sur les actions civiles, cette haute juridiction militaire a exigé au prévenu de verser la somme de 29 milliards USD à la partie civile de la RDC, dont cinq (5) milliards pour les préjudices, cinq (5) milliards pour le manque à gagner, neuf (9) milliards pour la destruction des écoles, cinq (5) milliards au paiement de dommages et intérêts, deux (2) milliards à la partie civile du Nord-Kivu et deux (2) milliards USD pour le Sud-Kivu », a-t-il ajouté.
Lors de l’audience de réouverture des débats du 19 septembre dernier, le magistrat du parquet général militaire avait réitéré son réquisitoire, sollicitant de la Haute cour la condamnation de l’ex-Président Joseph Kabila à la peine de mort pour participation à un mouvement insurrectionnel, crimes contre l’humanité par viol, tueries par balles et apologie du terrorisme.
ACP/JF

