Kinshasa, 29 juillet 2025 (ACP).- Une remise a été sollicitée mardi par une partie au procès de viol sur mineure pour lui permettre de faire soigner la fille victime, lors de l’audience au tribunal pour enfant de Kinkole, dans l’est de Kinshasa, en République démocratique du Congo.
«Nous demandons au tribunal de nous accorder une remise pour nous permettre de trouver la somme d’argent demandé pour l’examen médical», a déclaré Me Jules Kokele, avocat de la victime Christelle Lokola, âgée de 15 ans.
De son côté, Me Joachim Landu avocat de l’enfant en conflit avec la loi Junior Mbowa, a rejeté cette demande, du fait que son client, accusé de viol, est aux arrêts pendant plusieurs jours et a le droit de connaître son sort.
«Ça fait plusieurs fois que votre tribunal a eu à accorder les remises à la prétendue partie victime, vous ne pouvez plus faire droit à cette partie qui multiplie les manœuvres», a-t-il soutenu.
Le magistrat du parquet, de son côté, n’a pas acquiescé le comportement de la partie victime.
« Nous appelons les parties à revenir aux principes, la loi nous oblige de privilégier les intérêts supérieurs de l’enfant, même s’il était auteur de faits qui lui sont reprochés, pendant tout ce temps qu’ils demandent les remises, la victime se promène libre dans la ville, le tribunal risque de condamner cet enfant sur les faits nouveaux ou le fait d’un autre auteur », a-t-il dit, tout en demandant au tribunal d’accorder une remise de deux semaines pour que la partie victime se mette en ordre avec le devoir, tel qu’exige la procédure.
Le tribunal a décidé d’accorder une remise de deux semaines, le temps pour la partie victime de se mettre en ordre et permettre au tribunal de procéder. ACP/ODM

