RDC : les organisations internationales des droits humains appelés à renforcer la surveillance sécuritaire à Goma

Kinshasa, 29 juillet 2026 (ACP).- Les organisations internationales des droits humains ont été appelés, mercredi à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, par une organisation non-gouvernementale, à renforcer la surveillance indépendante de la situation sécuritaire dans les villes de Goma, Bukavu et leurs environs, selon un communiqué.

« Le cri des victimes au Congo pour les droits de l’homme (CVC-DH) appelle instamment la Monusco, le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’Homme, Human Rights Watch, Amnesty International ainsi que l’ensemble de la communauté internationale, à renforcer la surveillance indépendante de la situation, les mécanismes de protection des civils et la documentation impartiale des violations présumées des droits humains », a-t-on lu.

Selon la source, le CVC-DH a également exhorté la Cour pénale internationale (CPI) et les autres mécanismes internationaux compétents à poursuivre leurs efforts dans la lutte contre l’impunité, conformément à leurs mandats respectifs.

« La paix durable dans la région des Grands Lacs ne pourra être obtenue qu’au prix d’une protection effective des populations civiles, d’une justice transitionnelle crédible et du respect intégral de la dignité des victimes », a ajouté le document.

La source a précisé que l’ONG a  exprimé sa profonde inquiétude face aux informations persistantes faisant état de pressions exercées sur des populations civiles dans les villes de Goma, Bukavu et leurs environs, notamment à travers des mobilisations qui pourraient compromettre la sécurité, la dignité et la liberté de choix des victimes, des survivants et des témoins des conflits armés.

Le CVC-DH a ainsi condamné, « avec la plus grande fermeté », toute forme d’incitation à la violence, toute instrumentalisation des populations civiles ainsi que toute utilisation des victimes à des fins politiques, militaires ou de communication. « Les survivants des atrocités commises dans l’est de la République démocratique du Congo ne doivent jamais être exposés à de nouvelles formes de pression, d’intimidation ou de manipulation », a rapporté le communiqué.

Enfin, le CVC-DH a soutenu que les victimes des violations graves des droits humains et du droit international humanitaire ont droit à la vérité, à la justice, à la réparation et à des garanties de non-répétition. « Toute tentative de réduire leur voix au silence ou de les utiliser comme instruments de légitimation constitue une grave préoccupation en matière de protection des civils », a-t-il conclu.

ACP/K

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