Kinshasa, 03 octobre 2026 (ACP).- Les réformes judiciaires pour assurer la protection des victimes et défenseurs des droits humains ont été recommandées au gouvernement de la République démocratique du Congo(RDC), d’après un communiqué d’une association parvenu samedi à l’ACP.
« À la suite de notre participation à l’activité professionnelle « La Nuit des bougies – 6 millions de voix pour la justice au Congo, Le CVC-DH invite le Gouvernement de la RDC(…) Nous demandons en particulier : À l’État congolais : d’engager les réformes judiciaires nécessaires, de garantir l’indépendance et l’impartialité des enquêtes, et d’assurer la protection des victimes, des témoins et des défenseurs des droits humains », a-t-on lu dans le communiqué de l’association le Cri des victimes du Congo pour les droits de l’Homme (CVC-DH).
« Aux Nations Unies et aux mécanismes internationaux : d’accompagner la RDC dans la mise en place et l’application de mécanismes de justice transitionnelle, tout en renforçant la protection des victimes et des témoins et aux partenaires techniques et financiers : de subordonner tout financement destiné aux programmes de justice, de réparation et de protection à des exigences strictes de transparence, d’audit, de participation des victimes et de redevabilité », a-t-il ajouté.
La source a fait savoir que les organisations de la société civile et les associations de victimes doivent poursuivre la documentation des violations, préserver les éléments de preuve, accompagner les victimes et renforcer le plaidoyer commun contre l’impunité.
La création d’un mécanisme judiciaire internationalisé préconisée en RDC pour garantir les enquêtes
Par ailleurs, la création d’un mécanisme judiciaire internationalisé, indépendant et impartial a été préconisée afin de garantir les enquêtes.
« Le CVC-DH appelle les autorités congolaises, les mécanismes internationaux et l’ensemble des partenaires concernés à traduire les conclusions et les options du Rapport Mapping en mesures judiciaires, institutionnelles et réparatrices concrètes, notamment par : la création, lorsque cela s’avère nécessaire, d’un mécanisme judiciaire internationalisé, indépendant et impartial, afin de garantir la crédibilité des enquêtes et des poursuites », peut-on lire.
« Le renforcement des juridictions nationales ainsi que des capacités d’enquête et de poursuite relatives aux crimes internationaux ; La conservation, la sécurisation et l’accessibilité des archives, des éléments de preuve et des témoignages des victimes ; L’établissement de la vérité sur les crimes commis et la détermination des responsabilités individuelles, sans distinction fondée sur la nationalité ou le statut des auteurs présumés; la mise en œuvre de la coopération judiciaire internationale lorsque les faits, les auteurs, les victimes ou les éléments de preuve concernent plusieurs États », a-t-il renchéri.
Le document a également fait savoir que cette association demande que les victimes et les personnes survivantes soient placées au cœur de toute politique de justice transitionnelle , que les mesures de réparation doivent être effectives, adéquates, accessibles et adaptées à la nature et à l’ampleur des préjudices subis, conformément aux principes internationaux applicables : restitution, indemnisation, réadaptation, satisfaction et garanties de non-répétition.
À l’en croire, le CVC-DH appelle les autorités compétentes à assurer une gestion transparente, traçable et vérifiable des fonds publics et internationaux destinés aux victimes, aux personnes survivantes et aux communautés affectées par les conflits.
«Le CVC-DH invite donc les autorités et les partenaires nationaux et internationaux à faire de la vérité, de la justice, des réparations, de la protection des victimes et de la redevabilité financière des priorités immédiates, coordonnées et mesurables », a conclu le communiqué.
ACP/Ba

