RDC : une enquête indépendante sollicitée après la pollution d’une rivière au Haut-Uélé

Kinshasa,  5 octobre 2026 (ACP).- Une enquête indépendante a été sollicitée, lundi, aux autorités judiciaires de la République démocratique du Congo, pour établir les responsabilités quant à la pollution des eaux de la rivière Tanzi dans le Haut-Uélé, province du nord-est du pays, d’après un communiqué consulté par l’ACP.

« Nous demandons l’ouverture d’une enquête indépendante, impartiale, transparente et approfondie, afin d’établir les circonstances exactes de l’incident, les responsabilités éventuelles de toute personne physique ou morale, ainsi que les responsabilités administratives ou de contrôle qui pourraient être engagées. Toute responsabilité pénale établie conformément à la loi devra donner lieu aux poursuites appropriées, y compris à l’encontre d’éventuels auteurs, coauteurs, complices ou responsables ayant contribué aux faits », a-t-on lu dans le communiqué de l’association Le cri des victimes du Congo pour les droits de l’Homme (CVC-DH)».

Cette organisation qui a alerté les autorités compétentes et les mécanismes nationaux et internationaux de protection des populations civiles sur cette pollution des eaux de la rivière Tanzi et de plusieurs cours d’eau environnants, a indiqué, selon les informations recueillies localement, qu’un tonneau du véhicule de Kibali Gold Mining, « aurait déversé des substances acides dans la rivière ».

La source a fait savoir également que les premiers faits rapportés font état de la mort de plusieurs espèces aquatiques, faisant craindre des conséquences importantes sur l’écosystème, la santé publique, l’accès à l’eau et les moyens de subsistance des populations riveraines et autochtones.

Ils ont indiqué en outre, qu’une éventuelle exposition aux substances chimiques concernées peut également présenter des risques sanitaires nécessitant une évaluation environnementale et sanitaire « urgente et indépendante ».

« Le CVC-DH exprime sa vive préoccupation face à l’insuffisance de la réponse institutionnelle rapportée au niveau provincial et appelle les autorités compétentes à prendre, sans délai, toutes les mesures conservatoires nécessaires de sécurisation des sites contaminés, interdiction préventive de l’utilisation des eaux potentiellement affectées, analyses scientifiques des prélèvements, information des communautés et prise en charge des personnes éventuellement exposées », peut-on lire.

Par ailleurs, le texte renseigne que le CVC-DHdemande un accès effectif à la justice des victimes et communautés affectées.

« Le CVC-DH demande également que les victimes et communautés affectées bénéficient d’un accès effectif à la justice, à l’information, aux soins, à la réparation et à la restauration de leur environnement, conformément aux principes applicables en matière de droits humains et de protection de l’environnement », a-t-il souligné.

Selon le document, la protection des civils et de leur environnement relève d’une responsabilité essentielle de l’État. La population du Haut-Uélé mérite une réponse diligente, transparente et fondée sur la responsabilité. La restauration de la dignité humaine est une obligation, pas un privilège.

ACP/B.

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