RDC: l’initiation des enseignants préconisée pour une vulgarisation efficace du Code du numérique

Kinshasa, 17 mars 2026 (ACP).– L’initiation des enseignants des écoles publiques et privées  aux fondamentaux du Code du numérique a été préconisée, mardi, par une avocate en vue d’une vulgarisation efficace  de ce document auprès des jeunes, lors d’un entretien avec l’ACP à Kinshasa,  capitale de la République démocratique du Congo (RDC).

«Je préconise l’initiation des enseignants des écoles publiques et privées aux fondamentaux du code du numérique pour une bonne vulgarisation de cette ordonnance-loi du 13 mars 2023 auprès des jeunes», a déclaré Me Mainjah Mungenda, avocate au barreau de Kinshasa-Gombe.

Elle a indiqué que  la formation des enseignants sur le Code du numérique contribuera efficacement à son expansion du fait que ces derniers sont en contacts permanents avec les élèves qui sont les meilleures utilisateurs des réseaux sociaux , a-t-elle ajouté, avant de suggérer aussi la publication dans des chaînes de télévision des informations se rapportant à ce Code ainsi que les sanctions prévues en cas d’abus.

«Le Gouvernement devra des émissions et des spots à la télévision nationale ou dans d’autres chaînes, qui auront pour  vocation à livrer des informations sur le Code du numérique et les sanctions pouvant en découler du fait du  non-respect de ce texte»,  a-t-elle suggéré.

Et d’ajouter: «C’est bien beau d’avoir un Code qui règle tous les problèmes liés à la vie numérique, mais il serait louable pour le Gouvernement d’organiser des campagnes,  des colloques et conférences pour sensibiliser  les paisibles populations  sur les  différentes infractions ainsi que les amendes prévues en cas  de violations de cette ordonnance-loi», a soutenu Me Mungenda. 

Elle a, enfin demandé à la population congolaise de bien contrôler  ces écrits, paroles et autres agissements dans les réseaux sociaux pour ne pas tomber sous le coup du Code du numérique.

«Il faut que la population congolaise soit plus prudente dans ses agissements et dans ses réactions dans les réseaux sociaux,  pour ne pas tomber sous le coup de la loi du numé, car les invectives, les calomnies et diatribes  proférés  envers une tiers personnes indépendamment de sa volonté peuvent   amener à des sanctions», a-t-elle conclu.

ACP/ODM

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