RDC : un général condamné à 10 ans de prison pour  désertion

Kinshasa,  9  juillet 2025 (ACP).- Le général de brigade John Mulongo, ancien commandant de la 22ème région militaire et ancien de la Garde républicaine, a été condamné mercredi  à 10 ans de prison pour violation des consignes et désertion, lors de l’audience à la Haute cour militaire de la République démocratique du Congo. 

« Statuant publiquement et contradictoirement, le ministère public entendu dans ses réquisitions, disant droit, la Haute cour militaire à la majorité de voix de ses membres, dit établis en fait comme en droit les faits mis à charge du prévenu John Mulongo Dibwe, le déclare coupable, par conséquent le condamne sans admission des circonstances atténuantes à 10 ans de servitude pénale principale pour violation des consignes, le condamne aussi à 5 ans pour désertion à l’ étranger », a déclaré le général de brigade magistrat Jean Paulin Ntshayikolo, président de la composition  de la Haute cour militaire.

« Faisant application de l’article 7 du code pénal militaire, elle ne prononce contre lui qu’ une peine unique la plus forte, soit 10 ans de SPP et prononce sa destitution », a-t-il ajouté. 

Selon le juge président, le prévenu est également condamné au paiement des frais d’instance qui seront tarifiés par le greffier et qui à défaut de paiement dans un délai de 3 mois, il subira 6 mois de contraintes par corps, 

Pour ce faire, la Haute  cour militaire a confirmé sa détention.

Bien avant, la haute juridiction militaire a motivé son jugement en se référant aux aveux faits par le prévenu général John Mulongo Dibwe, lors de l’instruction.

 » La Haute cour militaire tire des aveux du prévenu lui-même, et des pièces du dossier en ce qu’ il avait déclaré qu’avant son départ avait demandé sa mise en disponibilité pour des soins médicaux à l’ étranger, et qu’il avait aussi ajouté qu’il était chez lui à la maison lorsque l’ancien ministre de la Défense nationale, Aimé Ngoy Mukena était de passage à Lubumbashi, et que c’est lui qui lui avait accordé une autorisation verbale. 

De plus, la Haute cour a relevé que, le prévenu avait cherché et obtenu tous les accusés de réception de sa demande de mise en disponibilité adressée à toutes les autorités, et que par la suite, plutôt que d’ attendre qu’ il lui soit permis officiellement, il a décidé de sortir du pays par des voies clandestines pour la Zambie. 

« La haute cour va donc dire que tous les éléments constitutifs de la désertion à l’ étranger sont établis, dans la mesure où, le prévenu avait agi librement et consciemment, et que eu égard à sa qualité de général de brigade, officier de renseignements, il ne pouvait ignorer qu’ il agissait contre la loi », a dit  le président de céans. ACP C.L.

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