Tshopo : examen des causes de méfiance entre autorités et défenseurs des droits humains

Kisangani, 28 janvier 2026 (ACP).- Les causes de méfiance entre autorités et défenseurs des droits humains (DDH) ont été examinées mercredi, lors d’un dialogue organisé à Kisangani chef-lieu de la Tshopo, dans le nord-est de la République démocratique du Congo (RDC) par un  réseau de protection réunissant plusieurs acteurs.

«Ce dialogue visait à identifier les causes de la méfiance entre autorités et défenseurs des droits humains et à dégager des pistes de solutions», a déclaré maître Higues Dubakanga, coordonnateur du Réseau de protection des défenseurs des droits humains (RDDH/Tshopo).

Selon lui, les échanges ont porté notamment sur les arrestations arbitraires, la répression de manifestations pacifiques, la diffusion d’informations non vérifiées ainsi que le dépassement de prérogatives reproché à certains défenseurs des droits humains, autant de facteurs identifiés comme sources de tensions persistantes entre acteurs étatiques et non étatiques.

Les participants ont convenu de mettre en place un mécanisme permanent de communication, incluant la création d’un groupe WhatsApp, afin de prévenir les malentendus et de favoriser une réaction rapide en cas d’incident impliquant les défenseurs des droits humains.

Ils ont également recommandé le renforcement des capacités des défenseurs des droits humains, des officiers de police judiciaire et des autorités politico-administratives, en vue d’une meilleure connaissance et application des textes légaux relatifs aux droits humains.

Les participants ont par ailleurs relevé la méconnaissance de la loi n°023/2023 relative à la protection des défenseurs des droits humains, pourtant destinée à encadrer les droits, devoirs et responsabilités des DDH ainsi que les obligations de l’État.

De son côté, le Dr Vicar Batundi Hangi, coordonnateur national du FDAPID, a insisté sur la nécessité de considérer les défenseurs des droits humains comme des partenaires de gouvernance. Il a plaidé pour la relance des entités provinciales de liaison des droits humains, prévues par arrêté ministériel depuis 2013.

Ce cadre d’échange s’inscrit dans le cadre du projet Protection et promotion des droits des défenseurs des droits humains (PPDDH), financé par l’Union européenne. Il constitue le cinquième dialogue organisé dans la province de la Tshopo. ACP/C.L.

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