Kisangani, 17 janvier 2025 (ACP) .– Le Fonds de réparation et d’indemnisation des victimes des actions illicites de l’Ouganda en République démocratique du Congo (FRIVAO) a invité, lors d’une communication samedi à Kisangani (nord-est du pays), les victimes à la patience avant la reprise imminente du processus d’indemnisation.
« Il n’y a donc plus lieu de s’inquiéter ni de nourrir des suspicions : les activités de FRIVAO vont bientôt reprendre. À cet effet, nous appelons la population de la Grande Orientale, et plus particulièrement les victimes des activités illicites de l’Ouganda, au calme, à la patience et à un sens élevé de responsabilité, dans l’attente de la reprise imminente du processus d’indemnisation. », a déclaré Deba Lolia Baelongandi, chef de cellule de communication de FRIVAO.
Il a indiqué que la coordination, dirigée par Monseigneur François Mwarabu et réhabilitée en décembre dernier par le ministre d’État à la Justice, Guillaume Ngefa, attend encore les orientations du ministère de tutelle avant de retourner à Kisangani pour préparer la reprise des activités.
«Lors de la prochaine réunion du Conseil, le ministre d’État présentera la situation afin d’obtenir les directives du Gouvernement, qui seront ensuite transmises à la coordination pour assurer le bon déroulement du processus d’indemnisation des victimes.», a-t-il ajouté.
Par ailleurs, les autorités politico-administratives du Bas-Uélé, du Haut-Uélé, de l’Ituri et de la Tshopo ont été appelées à sensibiliser la population sur le fait que l’identification des victimes par FRIVAO est entièrement gratuite, qu’aucune personne ni association n’y est mandatée et que ce processus n’est, à ce jour, mené que dans la seule ville de Kisangani, siège de sa direction générale.
À la suite des activités illicites de l’armée ougandaise en RDC entre 1998 et 2003, le gouvernement congolais avait saisi la justice internationale, aboutissant à la condamnation de l’Ouganda par la Cour internationale de justice et au versement de 325 millions de dollars américains, dont 225 millions destinés à l’indemnisation individuelle et collective des victimes.
Il convient de noter que la coordination réhabilitée de FRIVAO avait été précédemment suspendue par l’ancien ministre d’État à la Justice, Constant Mutamba, qui avait installé, à titre intérimaire, une nouvelle direction le 12 août 2024.
En mai 2025, cette coordination intérimaire a indiqué qu’après huit mois de gestion, plus de 14.000 victimes ont été indemnisées dans le cadre de la première phase, à hauteur de 2.000 $.
ACP/C.L.

