Kisangani, 11 mars 2026 (ACP).– L’implication du procureur général près la Cour de cassation, dans le dossier en justice sur la construction de la route reliant l’aéroport international de Bangboka et la ville de Kisangani dans la Tshopo (nord-est de la République démocratique du Congo), a été sollicitée mercredi par la société civile, selon une correspondance consultée par l’ACP.
« Les éléments que nous avons mis dans le document a permis à ce qu’un dossier RMP 7050 soit ouvert en charge de l’entreprise Sopeco qui exécute les travaux de la construction de la route reliant l’aéroport international de Bangboka et la ville de Kisangani y compris une route secondaire. Fort est de constater que ce dossier est traité avec une grande légèreté qui indigne les citoyens tshopolais qui s’impatientent non seulement d’utiliser la route mais aussi et surtout savoir ce que la société Sopeco a fait de ces 22 65 000 $ versés par le gouvernement congolais. Le dossier est traité avec une grande légèreté. Ce qui indigne les citoyens tshopolais », a déclaré Me Christian Kambi, président de la Nouvelle dynamique de la société civile NDSCI.
Selon la correspondance, le projet d’asphaltage de 21,2 kilomètres, lancé le 3 décembre 2022 pour un coût total de 30 millions de dollars, est aujourd’hui à l’arrêt. Elle a ajouté que malgré les 22,65 millions de dollars déjà versés à Sopeco, les travaux accusent de « sérieux » retards et présentent une qualité que cette NDSCI a jugée de « médiocre ».
Cette organisation de la société civile a dénoncé également, à travers la même correspondance, une sous-traitance « quasi-totale » à de petites entreprises locales dépourvues d’expérience dans la construction routière, estimant qu’une seule une action de la hiérarchie judiciaire peut faire toute la lumière sur ce dossier.
« Plus préoccupant encore, 10 millions de dollars supplémentaires ont été débloqués le 24 juillet 2025, sans qu’aucune avancée notable ne soit constatée sur le terrain, alimentant les interrogations sur l’utilisation réelle des fonds public », a souligné en outre cette organisation.
Cette affaire avait déjà été évoquée lors d’une journée porte ouverte du parquet à Kisangani, où la société civile avait été encouragée à saisir officiellement la justice, a-t-on appris en outre. La NDSCI a rappelé qu’elle avait saisi en date du 7 août 2025, la Première ministre pour demander une évaluation indépendante du projet avant tout nouveau décaissement. ACP/UKB

