Tshopo : un cabinet d’avocats inauguré pour renforcer l’accès à la justice à Kisangani

Kisangani, 7 septembre 2026 (ACP).- Le cabinet DLK Lawyers et l’organisation non gouvernementale Carrefour d’aides juridico-judiciaires ont été officiellement inaugurés samedi à Kisangani par le Gouverneur de la Tshopo, province du nord-est de la République démocratique du Congo, pour offrir un cadre professionnel aux justiciables, et renforcer l’accès au droit et à la justice.

« Nous sommes des professionnels, et tout professionnel doit normalement avoir une adresse professionnelle où exercer son métier. Nous avons voulu honorer cette profession à laquelle nous avons vocation, celle de défendre et de porter la voix des autres. Nous avons ainsi voulu concilier cette vocation avec un cadre approprié permettant d’assurer la défense des justiciables devant les instances judiciaires », a déclaré Me Dominique Kangamina, responsable du Cabinet.

En ce qui concerne la mission spécifique de l’organisation non gouvernementale, Me Kangamina a relevé que celle-ci vise particulièrement les personnes vulnérables qui éprouvent des difficultés d’accès aux services juridiques en raison de leur situation financière. « L’ONG vient répondre aux besoins des personnes démunies, des personnes privées de moyens, afin de les rassurer et de leur apporter une assistance juridique et judiciaire. Il s’agit de permettre à ceux qui n’ont pas suffisamment de moyens de pouvoir également faire valoir leurs droits », a-t-il précisé.

Pour sa part, Me Alphonsine Kangamina, avocate au barreau de Kinshasa-Gombe, a indiqué que la consolidation de la justice constitue également un facteur déterminant pour le développement économique de la Tshopo, notamment à travers la sécurisation des investissements et des relations d’affaires.

« Là où le droit se renforce, la société se sécurise. Là où la justice devient accessible, la dignité humaine progresse. Et là où l’investissement rencontre la sécurité juridique, le développement devient possible », a-t-elle dit.

Elle a estimé que l’avocat ne doit plus être perçu uniquement comme celui qui intervient lorsqu’un conflit est déjà porté devant les tribunaux, mais également comme un professionnel capable de prévenir les risques juridiques et d’accompagner les entreprises dans leurs activités. « Aucun investisseur sérieux ne peut engager durablement ses capitaux là où il ignore la portée de ses droits, la solidité de ses contrats ou les mécanismes de règlement des différends », a-t-elle soutenu.

La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence notamment des autorités politico-administrative et judiciaires, des avocats, des opérateurs économiques et de plusieurs invités.

ACP/Kis/MAIN.

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