Un appel à la communauté internationale de reconnaitre les génocides en RDC (Fonds national des victimes)

Kinshasa, 10 décembre 2025 (ACP).- Un appel à la justice a été lancé à la Communauté internationale de reconnaitre les génocides commis en République démocratique du Congo (RDC) par l’armée rwandaise et ses supplétifs du M23-AFC, selon un communiqué du Fonds national des réparations des victimes des violences sexuelles (Fonarev), consulté mardi.

« Nous renouvelons également notre appel à la communauté internationale: reconnaitre les génocides commis sur le sol congolais, soutenir les enquêtes indépendantes, demander des comptes à ceux qui ont planifié, financé ou exécuté ce crimes, et soutenir les survivantes dans la reconstruction de leur vie. La prévention commence par la reconnaissance. La reconnaissance commence par la vérité. Et la vérité nait par l’écoute des voix des victimes », a-t-on lu.

Selon le même communiqué, en marge de la journée internationale de commémoration des victimes du crime de génocide, célébré le 9 décembre de chaque année, le Fonarev a affirmé que la mémoire n’est pas seulement un acte de compassion, elle constitue un préalable à la justice.

« En République démocratique du Congo, cette journée revêt une portée particulièrement profonde. Les souffrances endurées par notre peuple pendant plus d’un siècle ont trop souvent été accueillies par le silence, le déni et l’indifférence. Le Congo a traversé deux grandes périodes d’extermination de masse toutes deux liées à l’exploitation brutale de nos richesses naturelles », a ajouté la source.

« De l’holocauste oublié » du régime léopoldien du caoutchouc, marqué par le travail forcé, les mutilations et les incendies de villages, aux atrocités de trente dernières années à l’est du pays, notre terre porte les cicatrices de la violence déployée pour déposséder, déplacer et détruire des communautés entières au nom du profit de l’ambition territoriale », a rencheri la source.

Cette correspondance a relevé également que les enquêtes menées par le Fonarev, aux côtés des spécialistes nationaux et internationaux, ont établi les actes matériels et l’intention génocidaire caractérisés par les massacres de Kasika, Kamituga, Katogota, Makobola, Mwenga, Kalima, Tingi-Tingi et de nombreuses autres localités.

« Ces meurtres n’étaient pas des excès aléatoires de la guerre, ils étaient systématiquement, coordonnés et dirigés contre des groupes ethniques spécifiques, souvent accompagnés d’une cruauté extrême, de violences sexuelles et de déplacements forces », a martelé la source. ACP/C.L.

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