Une institution des droits humains informée des massacres dans un territoire de l’Ituri

Kinshasa, 06 avril 2026 (ACP).-  Une institution des droits humains a été informée des massacres perpétrés le 02 avril dernier, par des terroristes d’une milice étrangère dans le territoire de Mambasa, province de l’Ituri, au nord-est de la République démocratique du Congo (RDC), selon la correspondance d’une organisation consultée, lundi, par l’ACP.

« Dans la nuit du 01 au 02 avril 2026, une attaque d’une extrême violence a été perpétrée contre le village de Bafwakoa, dans le territoire de Mambasa, province de l’Ituri, faisant plus de 35 civils tués, constitués en grande partie des femmes et des enfants; plusieurs autres personnes ont été enlevées et conduites vers des destinations inconnues; environ 60 % des habitations incendiées, causant des destructions massives, pillages systématiques de biens et denrées alimentaires et déplacement massif des survivants vers des zones jugées plus sécurisées », a-t-on lu dans cette correspondance de l’Association nationale des victimes au Congo (ANVC), signée par son coordonnateur Espoir SADIKI.

Cette source a fait allusion à la situation d’insécurité persistante dans certains coins de la province de l’Ituri, perpétrée par des terroristes de Forces démocratiques alliées (ADF), affiliée à des réseaux islamistes extrémistes. Ces groupes, selon la source, ont toujours ciblé systématiquement les populations civiles, le long des axes stratégiques, notamment celui de la RN4 reliant Kisangani à Bunia, dans une logique de terreur, de contrôle territorial et de déstabilisation socio-économique.

Pour cette source, l’ANVC, à travers ses membres, a procédé à la récolte des témoignages directs des survivants, aux enquêtes sur terrain et autres recoupements d’informations au niveau local.

« Les modes opératoires observés sont des attaques nocturnes, des incendies et des enlèvements », a-t-elle indiqué, relevant qu’il s’agit là des actes qui constituent des crimes contre l’humanité (meurtres, persécutions, actes inhumains) des crimes de guerre (attaques dirigées contre des civils, destruction de biens sans nécessité militaire, prises d’otages), des violations graves des Conventions de Genève de 1949 et du Statut de Rome de la Cour pénale internationale (CPI).

A en croire la source, à travers ces crimes, l’ANVC a déploré les pertes massives des vies humaines ainsi que le traumatisme psychologique profond des populations, de l’aggravation de la crise des déplacés internes, de l’insécurité alimentaire due à la destruction des réserves, de l’effondrement des services sociaux de base (santé, éducation, logement), de la vulnérabilité accrue des femmes et des enfants aux violences sexuelles et à l’exploitation.

C’est pourquoi cette association a appelé à l’assistance humanitaire immédiate (nourriture, eau potable, abris d’urgence), à la prise en charge médicale et psychosociale des survivants et autres à la protection renforcée des civils. ACP/JF

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