Mbuji-Mayi, 10 juillet 2026 (ACP).-Une justice crédible et un barreau indépendant ont été recommandés vendredi par le vice-gouverneur de la province du Kasaï Oriental, dans le Centre de la République démocratique du Congo (RDC), pour permettre à cette entité de se développer, à l’occasion de la célébration de la journée du barreau.
« À travers cette transversalité, le barreau contribue directement au développement économique de notre province en rassurant les investisseurs, en sécurisant les transactions et en favorisant un climat de confiance. Notre province a besoin d’institutions fortes, d’une justice crédible et d’un barreau indépendant, afin d’accompagner les ambitions de développement que nous poursuivons », a déclaré Augustin Kayembe Mulemena, vice- gouverneur de la province du Kasaï Oriental.
Et de poursuivre, « dans une société démocratique, le barreau constitue une force au sein de la nation. Au-delà de son sens ordinaire d’une corporation professionnelle, il est un partenaire essentiel de la justice, un défenseur des droits et libertés des citoyens et un acteur incontournable de la paix sociale».
Il a fait savoir que la Constitution de la RDC a proclamé l’attachement « de notre nation à un état de droit, fondé respectivement sur le respect de la dignité humaine, de la justice et de la liberté publique. Ces valeurs ne peuvent être effectives que lorsque les institutions judiciaires fonctionnent avec indépendance, ce qui suppose que les avocats puissent exercer librement leur ministère».
A travers le thème choisi cette année :« L’avocat n’est pas seulement le conseil de partie, il est un auxiliaire indispensable de la justice», l’autorité provinciale a, par ailleurs, rappelé qu’il s’agit d’une « lourde responsabilité citoyenne de l’avocat».
« En effet, l’avocat n’est plus celui que l’on considérait parfois comme simple sel de la justice, il intervient aujourd’hui dans presque tous les domaines de la vie nationale, notamment dans l’administration publique, la justice, les investissements, l’intégration régionale du pays avec les traités de l’Ohada, l’assainissement du climat des affaires, la protection des droits humains, la bonne gouvernance, la médiation, l’arbitrage et la sécurité juridique », a souligné Augustin Kayembe.
A cette occasion, il a réaffirmé l’engagement du gouvernement provincial à promouvoir le respect de la loi, à protéger tous les acteurs de la justice et à entretenir avec le barreau un dialogue permanent, franc et constructif.
« Aucune démocratie ne peut prospérer sans une justice respectée et sans des avocats libres d’exercer leur ministère en toute indépendance», a-t-il conclu. ACP/C/B

