Agence des zones économiques spéciales : le directeur général pour la continuité des actions

Kinshasa, 14 juin 2026 (ACP) – Le directeur général de l’Agence des Zones économiques spéciales  (Azes) a placé son nouveau mandat à la tête de cette institution sous le signe de la continuité des actions et du travail déjà commencé, lors de la cérémonie de notification officielle des ordonnances présidentielle aux mandataires de cet établissement public organisée vendredi à Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC).

« Pourquoi la continuité ? Parce que nous connaissons déjà les défis qui se dressent devant nous et nous avons déjà des stratégies pour les relever. Je crois qu’avec l’appui de mon directeur général adjoint, avec qui nous travaillons depuis plusieurs années, le Conseil d’administration qui nous accompagne ainsi que la tutelle qui soutient nos activités, nous parviendrons à relever ces défis », a indiqué Auguy Bolanda, directeur général de l’Azes. 

« Le Président de la République nous a fait confiance, il faut maintenant que les moyens nécessaires soient réellement mis à la disposition de l’Agence. Les défis sont importants lorsqu’il s’agit de mettre en place des zones économiques spéciales», a-t-il ajouté.

Le DG de l’Azes a fait savoir que le pays a été subdivisé en six espaces industriels, signifiant que « nous nous appuyons sur notre plan directeur d’industrialisation et sur la volonté du Chef de l’État, qui souhaite voir des zones économiques spéciales implantées dans chacun de ces espaces ».

Le gouvernement, a-t-il dit, prévoit de mettre en place vingt zones économiques spéciales en plus de celles initiées par l’État car, la législation permet également aux investisseurs privés de développer leurs propres zones économiques spéciales.

« À ce jour, nous comptons quatre zones économiques spéciales opérationnelles à savoir celle de Maluku, de Kin-Malebo à Kinshasa, la Zone économique spéciale de Musienene, dans la province du Nord-Kivu et celle de Kiswishi à Lubumbashi », a rappelé M. Bolanda, signalant qu’à côté de ces ZES déjà opérationnelles, plusieurs autres projets sont en cours notamment la ZES de Musompo, dans la province du Lualaba. 

« Il s’agit d’une zone économique spéciale thématique dont l’objectif est de développer une chaîne de valeur autour des précurseurs de batteries afin que notre pays puisse produire des batteries électriques et, à terme, des véhicules électriques », à relevé le DF de l’Azes. 

En outre, il a révélé que son institution développe  avec  le ministère de l’Agriculture et la Banque africaine de développement (BAD), un projet de zones économiques spéciales agro-industrielles dans le Grand Équateur. «Il s’agit d’un projet très important pour cette région, notamment dans le domaine de la transformation des produits agricoles», a-t-il dit, soulignant que d’autres projets sont également suivis dans les provinces du Sud-Ubangi et dans plusieurs autres régions du pays.

La transformation des minerais

Par ailleurs, le DG de l’Azes a rappelé  la nécessité de transformer localement les minerais congolais et les ressources naturelles de la RDC avant de les exporter conformément à la vision du Chef de l’Etat.

« Cela peut paraître ambitieux, mais c’est un objectif réalisable parce que la majorité des minerais entrant dans la fabrication des batteries se trouvent en RDC. Nous avons donc tout intérêt à développer cette industrie sur notre territoire à travers les zones économiques spéciales », a-t-il ajouté.

« Si nous recevons les moyens nécessaires et l’accompagnement des autres administrations, je pense que nous pourrons surprendre les Congolais au cours des cinq prochaines années », a conclu le DG de l’Azes.

ACP/EI

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