Kinshasa, 26 août 2026 (ACP).- Des jeunes congolais ont été invités, mercredi à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC), à valoriser les métiers de l’artisanat pour leur indépendance financière, lors de la 48e édition de la Foire internationale de Kinshasa (Fikin).
« J’invite les jeunes congolais à valoriser les métiers de l’artisanat, car, grâce à ce travail manuel, je suis financièrement libre et indépendant pour ma propre économie », a déclaré Exaucé Nzembele, artiste peintre et menuisier au sein de l’entreprise dénommée « NZ Creative LABS ».
« Si nous sommes à la Fickin aujourd’hui, c’est pour représenter le côté artistique, parce que dans notre pays, beaucoup de métiers sont négligés. Les gens privilégient les emplois de bureau, alors que les métiers manuels sont nécessaires », a-t-il ajouté.
Il a fait savoir qu’il était fier d’être à la fois artiste peintre, menuisier, soudeur, et promoteur de son propre business.
« Nous travaillons dans la créativité et, sur mon stand, on retrouve tout : de la peinture, de la menuiserie, de la soudure, mais aussi de l’architecture d’intérieur. Une passion qui ne date pas d’hier ».
Il a par ailleurs expliqué que de nombreux métiers étaient délaissés, car les gens privilégient systématiquement les emplois de bureau. Il a rappelé que tout le monde n’a pas la prédilection de travailler dans des bureaux.
Les difficultés rencontrées
« La première difficulté, c’est la consommation locale. Les Congolais n’ont pas encore la culture de l’art. Ce sont surtout des étrangers qui achètent à de bons prix. Les Congolais, quand ils voient une œuvre, veulent marchander comme s’il s’agissait d’habits, alors que c’est dl’art », a déploré Exaucé Nzembele.
Pour ce dernier, la seconde difficulté réside dans le manque de moyens et de relève. Ce secteur fait face à des problèmes de financement et de main-d’œuvre, les jeunes n’étant pas très motivés, car ils estiment que ces métiers ne sont pas lucratifs, alors que lui-même en vit très bien.
« Je voudrais d’abord remercier les responsables de la Fickin pour cette belle opportunité qu’ils nous ont offerte, tout en espérant que cette activité nous ouvrira de nouvelles portes. J’exhorte les autorités à continuer à nous promouvoir et à nous aider à nous faire connaître, car nous avons vraiment un problème de visibilité », a-t-il conclu.
ACP/Ns/Lu

