Kinshasa, 27 août 2026 – (ACP) – La sécurité sociale a été présentée comme un pilier du développement humain en République démocratique du Congo (RDC) par le sous-directeur général de la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss), en marge de la conférence organisée mercredi par la Foire internationale du Congo-Kinshasa (Fickin).
« Le thème qui nous a été communiqué pour échanger avec vous, porte sur la sécurité sociale présentée comme le pilier du développement humain en RDC » a déclaré Alfred Esaki sous-directeur des Études à la direction générale de la CNSS
Selon lui, le développement humain ne se limite pas seulement à la croissance économique d’un pays, mais aussi à la capacité de chaque personne à vivre dans la dignité, à accéder aux soins de santé, à disposer d’un revenu décent et être protégée contre les risques sociaux qui peuvent affecter son existence, a-t-il ajouté.
« En RDC, les populations sont confrontées à de nombreux risques sociaux et économiques, notamment, la maladie, maternité, vieillesse, invalidité etc…, c’est dans ce contexte que la sécurité sociale constitue un instrument essentiel de protection des personnes et de réduction des inégalités » a-t-il dit.
D’après le dg de la Cnss, « Bruno Valat souligne la sécurité sociale comme la garantie donnée à chacun qu’en toutes circonstances, il disposera des moyens nécessaires pour assurer sa subsistance et celle de sa famille dans des conditions décentes ».
Crée en juin 1961, la caisse de sécurité sociale (Cnss), joue un rôle crucial dans le développement socioéconomique de la RDC en tant que pilier de la protection sociale, tout en contribuant non seulement à la réduction de la pauvreté et à la promotion de l’égalité, mais aussi à la stimulation de la croissance économique et au renforcement de la cohésion sociale a-t-il conclu.
Une économie diversifiée ne peut prospérer sans un capital humain qualifié (un administrateur)
Par ailleurs, Michel Tshomba, directeur provincial de l’emploi (Onem) a indiqué dans son intervention en marge de la Fickin, qu’une économie diversifiée ne peut prospérer sans un capital humain qualifié.
« Cette diversification économique ne peut pas rester une simple projection, mais elle impose une restructuration profonde de notre bassin d’emploi, c’est dans cette logique que l’Onem entend jouer pleinement son rôle véritable, qui est l’aboutissement et l’accès à un emploi décent, un travail productif par la transformation locale ainsi que les nouvelles technologies », a-t-il fait savoir.
Pour ce dernier, la formation professionnelle ne constitue pas une finalité en soi car, son véritable aboutissement est l’accès à un emploi décent, un travail productif ou à une activité génératrice de revenus.
« Former sans accompagner, reviendrait à interrompre la chaîne de valeur du développement du capital humain. C’est dans cette logique que l’Onem entend pleinement jouer son rôle d’interface entre les personnes formées et les opportunités d’emploi offerts par les entreprises » a-t-il précisé.
Crée en juillet 2002, l’Office national de l’emploi a pour mission de transformer les compétences acquises en opportunités concrètes d’insertion professionnelles.
En sa qualité de service public de l’emploi en RDC, l’Onem a salué cette initiative placée sous le thème : « Foire de la diversification de l’économie nationale », lequel traduit la volonté de cette entreprise de l’Etat, de renforcer l’adéquation entre les compétences acquises par les apprenants et les besoins réels du marché du travail. ACP/ NSH. / LUM.

