Kinshasa, 14 janvier 2025 (ACP).- Une baisse de 20 % du prix d’un panier de mangues en provenance de Mbanza-Ngungu, dans la province du Kongo Central, sud-ouest de la République démocratique du Congo (RDC), a été observée mercredi sur les marchés de Kinshasa, capitale du pays.
« Un panier de mangues en provenance de Mbanza-Ngungu connaît une baisse de prix, passant de 75 000 FC à 60 000 FC, soit environ 26 USD au taux de 2 300 FC pour un dollar, représentant une diminution de 20 % sur les marchés de Kinshasa au cours de la période allant du 15 décembre au 14 janvier », a déclaré Mme Justine Lokwa, vendeuse de fruits au marché Matadi-Kibala, dans la commune de Mont-Ngafula.
Selon elle, cette diminution est consécutive à l’abondance de ces produits sur les marchés. Elle a également indiqué qu’un lot de 20 ananas, communément appelés « Muteti », se vend actuellement à 90 000 FC contre 180 000 FC auparavant, tandis qu’un carton de kiwis est passé de 65 000 FC à 55 000 FC.
La mangue, un fruit plein de vertus

M. Credo Mayeki coach en nutrition et spécialiste en santé naturelle
Par ailleurs, M. Credo Mayeki, coach en nutrition et spécialiste en santé naturelle, a expliqué les vertus de la mangue, un fruit riche en fibres, antioxydants et vitamines.
Selon lui, la consommation de la mangue avec sa peau, lorsqu’elle est issue de l’agriculture biologique, contribue à la prévention du cancer du côlon et du rectum, facilite le transit intestinal et lutte efficacement contre la constipation. « La peau de la mangue ne doit pas être jetée. Elle constitue un excellent remède naturel pour faciliter l’expulsion des selles », a-t-il expliqué.
Il a précisé que le nombre de selles quotidiennes devrait correspondre au nombre de repas pris dans la journée. « Passer un ou plusieurs jours sans aller aux toilettes surcharge l’intestin, provoque ballonnements, fatigue et inconfort. La mangue mûre est un allié naturel puissant pour stimuler le transit », a-t-il ajouté.
La consommation d’aliments bio, un levier essentiel pour la bonne santé
M. Mayeki a, en outre, indiqué que la consommation régulière d’aliments biologiques constitue un levier essentiel pour la bonne santé et le maintien de la forme physique, sans dépendre excessivement des médicaments ou de produits chimiques.
Selon lui, les aliments locaux biologiques disponibles en RDC suffisent largement pour renforcer le sang, construire le corps et prévenir plusieurs maladies, à condition d’être bien combinés dans l’alimentation quotidienne. « La santé commence dans l’assiette. Bien manger avec nos aliments locaux permet d’éviter le manque de sang, de rester fort et de vivre longtemps sans recourir systématiquement aux médicaments », a-t-il souligné.
Il a cité, parmi les aliments dits constructeurs du corps, les feuilles de manioc (pondu), les feuilles d’amarante (bitekuteku), les feuilles de patate douce (matembele), les épinards, les haricots rouges (kunde), le soja, les graines de sésame (wangila), les œufs ainsi que les poissons frais ou fumés, notamment les ndakala. La viande rouge (chèvre, bœuf ou porc) est recommandée en quantité modérée, à raison d’une fois par semaine.
ACP/UKB

