Kinshasa, 12 février 2026 (ACP).- Le prix de dix boules de choux en provenance de la cité de Mbanza-Ngungu, dans la province du Kongo Central (Sud-ouest de la République démocratique du Congo), a connu une baisse de 46%, passant de 15.000 à 8.000 FC sur les marchés de Kinshasa (capitale du pays), a constaté jeudi l’ACP lors d’une ronde.
« Le prix d’un lot de dix boules de choux est passé de 15.000 à 8.000 FC, soit une diminution de 46%, sur les marchés de Kinshasa durant la période allant du 15 janvier au 12 février 2026 », a déclaré Noëlla Mobeki, vendeuse de légumes au marché de Matete, dans la commune portant le même nom à Kinshasa.
Selon elle, ce produit ainsi que d’autres denrées de grande consommation ont connu une baisse des prix en raison de leur abondance liée à leur caractère saisonnier, mais aussi grâce à l’appréciation du franc congolais observée à travers le pays. Il s’agit notamment d’une botte de légumes appelés « mikungu », vendue à 5.000 contre 8000 FC auparavant, d’une botte moyenne de feuilles de patates douces « matembele », en provenance de Kimwenza-Gare, négociée à 20.000 FC contre dans le passé 27000 FC, d’une botte de feuilles de courge en provenance de Kimwanza-Gare, appelées « mudibudibu », est passée de 8000 à 5000 FC. Et une botte de feuilles de manioc, communément appelées « pondu Kongo », en provenance de Kimwenza, se vend à 3.000 contre 5000 FC dans le passé, une botte de feuilles de basilic, appelées « lumba-lumba », en provenance du site de Kinkole, Est de Kinshasa, est vendue à 500 contre 1000 FC tandis qu’une botte de feuilles d’oseille, communément appelées « ngayi-ngayi », est passée de 18000 à 15000 FC. Dans la même optique, une botte de fougères passée de 2.000 à 1.000 FC, une botte de salade est négociée à 12000 FC contre 18.000 FC dans le passé. Et une botte de gombo est passée de 3.000 à 2.500 FC dans le passé, une botte de fumbwa (Gnetum africanum), autrefois vendue à 12.000 FC est désormais négociée à 10.000 FC.
Hausse de certains produits

Botte d’amarante
Par ailleurs, la vendeuse a indiqué que durant la même période, certains produits ont connu une hausse de prix en raison de leur rareté et du délabrement des routes de desserte agricole reliant les zones de production aux centres de consommation. Il s’agit notamment d’une botte moyenne d’épinards qui est passée de 10.000 à 18.000 FC, d’une botte moyenne de feuilles d’amarante, vendue à 25.000 contre 20.000 FC auparavant, d’une botte de feuilles de manioc communément appelées « caoutchouc », qui est vendue à 25.000 contre 20.000 FC par le passé ; ainsi que d’une botte de feuilles d’aubergines, communément appelées « bilolo », vendue actuellement à 10.000 contre 5.000 FC auparavant.
ACP/

