Un parc de production des chenilles créé à Kasongo-Lunda

Kinshasa ,12 février 2026 (ACP).- Un parc de production et dissémination des chenilles a été créé à  Kasongo- Lunda dans la province du Kwango (Sud-ouest de la République démocratique du Congo) pour assurer la sécurité alimentaire et lutter contre la malnutrition dans cette partie du pays, a appris l’ACP jeudi de l’initiateur du projet.  

« Avec la collaboration des chefs de terres dans le secteur de Kingulu, territoire de Kasongo-Lunda, nous avons eu des espaces pour créer un parc à chenilles dans la lutte contre la malnutrition, offrir des revenus complémentaires et aider à pallier le manque de viande dans le territoire de Kasongo–Lunda », a déclaré le professeur Kutumisa Kyota, initiateur de cette unité de production des chenilles et ancien ministre de l’Education en RDC.

Il a fait savoir que les écosystèmes naturels dont dépendent les chenilles sont menacés par les feux de brousse et le manque d’une bonne gestion des forêts, occasionnant la disparition des gibiers et même des plantes hautes, notamment celles des chenilles. « Une malnutrition s’installe déjà dans cette partie de la RDC par manque de protéines animales. Pour pallier cette situation nous avons pensé de créer un parc à chenilles en commençant avec le reboisement des plantes hautes », a-t-il expliqué. 

Les chenilles comestibles, selon lui, constituent une source de protéines de haute qualité, elles sont une source riche en protéines, fer et magnésium, d’où l’intérêt de la création de ce parc de production des chenilles. Le professeur de l’Université de Kinshasa (Unikin) a, en outre, signifié que les pépinières des plantes hautes vont servir au reboisement, afin de faciliter la dissémination des chenilles au bénéfice de la population, étant donné que les espaces déjà réservés pour surveiller le cycle de vie des chenilles à partir de l’œuf, sont sécurisés dans ce parc.

M. Kutumisa a indiqué que la phase expérimentale pour le reboisement d’une plante haute (burkea africana ) déjà réussie, exige par ailleurs, un financement supplémentaire pour un soutien à ce projet  qui dispose déjà d’une étude de terres et de  l’environnement  pour l’adaptation d’autres plantes aquatiques, forestières et de la savane. « Un appel est lancé, aux organismes internationaux, aux bailleurs de fonds de nous venir en aide pour un partenariat à ce projet qui a un triple enjeu : le reboisement, la conservation des espèces animales et végétales, et la sécurité alimentaire de la population de cette partie du pays. Tous ceux qui sont pour le développement durable, la défense et la protection de la nature, avec une volonté commune, de tels résultats sont au bénéfice et au bien de l’humanité », a-t-il conclu.

ACP/

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