Kinshasa, 23 août 2026 (ACP).- Les prix de certains produits de première nécessité, notamment le sac de riz de 25 kilogrammes, ont été revus à la baisse sur les marchés de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC), passant de 75.000 FC à 52.000 FC, a constaté l’ACP dimanche, lors d’une mini enquête.
«Aujourd’hui, les prix des sacs de riz de 25 kilogrammes sont en baisse sur les marchés de Kinshasa. Le riz de marque BB passe de 75.000 FC à 52.000 FC, le riz de marque Lion passe de 46.400 FC à 45.500 FC et le riz Riano se négocie à 40.000 FC contre 41.000 FC précédemment. Le riz Tigre passe de 48.750 FC à 47.500 FC au cours de la période allant du 27 juillet au 23 août 2026», a déclaré David Ngoma, vendeur au marché de Delvaux, dans la commune de Ngaliema.
Il a fait savoir que cette baisse est attribuée à plusieurs facteurs, notamment à la reprise de la marque BB sur le marché. Il estime que les magasins ont constitué des stocks importants, ce qui devrait permettre d’éviter une nouvelle rupture de stock et d’accroître la concurrence entre les importateurs.
«Quand il y a plusieurs marques de riz en provenance d’Inde, du Pakistan, du Vietnam et de Thaïlande, chacun veut vendre rapidement pour libérer les entrepôts. Cette guerre des prix fait baisser les prix pendant la période creuse de la demande, car les parents se préparent déjà pour la rentrée scolaire», a-t-il expliqué. Selon lui, cette baisse ne concerne pas uniquement le riz, mais touche également d’autres produits de première nécessité.
Baisse des prix des haricots

Par ailleurs, le prix d’une mesurette de haricots, communément appelée «kopo», en provenance de Goma, est en baisse sur les marchés de la capitale congolaise, se négociant à 3.500 FC contre 3.800 FC précédemment. Un «sakombi», qui se vendait à 2.000 FC, revient aujourd’hui à 1.800 FC.
Selon Aline Bilaka, vendeuse au marché de la liberté, « cette baisse est due à l’abondance du produit sur le marché ainsi qu’à la baisse du trafic fluvial ». Elle a également indiqué que le niébé, communément appelé «mbuengi», se vend aujourd’hui à 2.200 FC contre 2.500 FC auparavant.
En revanche, certains haricots communément appelés «madesu ya lufu» ont également connu une légère baisse, passant de 2.500 FC à 2.300 FC.
Baisse des prix des bidons d’huile de palme

Le bidon de 25 litres d’huile de palme en provenance du Bandundu Sud-Est, de la RDC, a connu une baisse de 5 %, passant de 60.000 FC à 57.000 FC sur le marché de Kinshasa.
Selon Vero Masidi, vendeuse au marché de la Liberté, dans la commune de Masina, cette baisse est attribuée à la lenteur des ventes sur le marché. Elle a précisé que le prix pratiqué par les grossistes est resté inchangé et que cette réduction vise à accélérer l’écoulement du produit auprès des consommateurs.
Ainsi, un bidon de 5 litres d’huile qui se vendait à 20.000 FC se négocie maintenant entre 17.000 FC et 18.000 FC.
Stabilité du prix d’une mesurette de farine de maïs
Le prix d’une mesurette de farine de maïs, dite semoule et communément appelée « ekolo », est resté stable sur les marchés de la capitale congolaise, se négociant entre 2.000 FC et 2.500 FC.
La farine de marque « Master Plus » se vend toujours à 3.000 FC, tandis qu’une mesurette de riz Lion coûte 1.500 FC.
Selon Martine Mboti, vendeuse rencontrée au marché du Rond-point Ngaba, dans la commune du même nom, « cette stabilité est due à l’abondance du produit sur le marché ».
Hausse des prix des produits surgelés

Une hausse de 7 % du prix d’un kilogramme de poissons chinchards, appelés « mpiodi », a été observée, passant de 7.000 FC à 7.500 FC.
«Si les prix des produits surgelés, notamment le kilogramme de poissons chinchards et de dindon, ont augmenté sur les marchés de Kinshasa, c’est en raison de leur rareté», a fait savoir Solange Tshiela, vendeuse dans une chambre froide située au Grand Marché, dans la commune de la Gombe.
Dans les points de vente de vivres frais et les chambres froides, il a été constaté qu’un kilogramme de cuisses de poulet AB, qui se négociait à 9.000 FC, revient actuellement à 9.500 FC. Un kilogramme de poisson salé se vend à 26.000 FC contre 25.000 FC auparavant ; un kilogramme de sternium revient à 9.000 FC contre 7.500 FC ; un kilogramme de mabolongo est passé de 8.500 FC à 9.000 FC ; tandis qu’un kilogramme de viande, qui se négociait à 19.000 FC, revient aujourd’hui à 18.000 FC.
Solange Tshiela a expliqué que la flambée des prix des produits surgelés observée ces dernières semaines sur les marchés affecte directement le panier de la ménagère des Kinois et des Kinoises.
Ces denrées constituent une source importante de protéines animales pour la majorité des familles. L’augmentation des prix entraîne une réduction immédiate des quantités achetées. Les ménages à revenus modestes sont contraints de diminuer leurs rations ou de se rabattre sur des substituts moins chers, comme les haricots et les légumes. ACP/Kany./Bos. SP/Mwan. SP/Luab. SP

