Kinshasa, 2 décembre 2025 (ACP).– L’opération d’achat des billets de francs congolais déchirés ou endommagés pour revendre à la banque et obtenir de bons billets, a été considérée mardi par un acheteur lors d’un entretien, comme une activité lucrative permettant de lutter contre le chômage à Kinshasa (capitale de la République démocratique du Congo).
« Quand nous achetons les francs congolais endommagés, communément appelés simba nga bien, bomba nga bien,(tiens -moi bien, gardes -moi bien), mbongo ekatana, mbongo ebeba tozo somba,(l’argent déchiré, l’argent endommagé , nous achetons), c’est pour les ramener dans les banques afin de les vendre et de récupérer ceux qui sont en bonne qualité. C’est une activité lucrative qui nous permet de lutter contre le chômage », a déclaré Chadrack Mangola, acheteur de francs congolais endommagés à Kinshasa.
« Nous achetons, par exemple, 500 FC endommagés à 250 FC, c’est-à-dire que tous les montants sont achetés en divisant leur valeur par deux », a-t-il ajouté.
M. Mangola a fait savoir que, lorsqu’ils vont effectuer l’échange à la banque, ils récupèrent les billets en bon état et remettent ceux qui sont endommagés.
« Cette activité demande beaucoup d’énergie. Nous marchons avec incertitude ; parfois, vous pouvez marcher sans même trouver un seul billet endommagé », a-t-il dit.
Il a indiqué qu’ils ne savaient pas ce que le gouvernement congolais faisait de l’argent endommagé, mais qu’ils se contentaient d’accomplir leur travail en parcourant presque toutes les communes de la ville de Kinshasa.
« Tout dépend de notre énergie. Si, ce jour-là, vous avez de la chance, vous pouvez trouver peut-être 50 000 FC de billets endommagés. Vous dépensez 25 000 FC pour les acheter et vous gagnez 25 000 FC lorsque vous les remettez à la banque », a-t-il poursuivi.
Pour M. Mangola, l’achat de francs congolais endommagés participe à une forme de recyclage monétaire. En récupérant ces billets usés et en les remettant dans le circuit bancaire, ils contribuent à aider le gouvernement à maintenir la stabilité de la monnaie locale.
« Cette initiative contribue à réduire le chômage, en nous permettant de nous prendre en charge financièrement
», a-t-il martelé, ajoutant que cette activité pourrait attirer l’attention des autorités, qui pourraient envisager des mesures visant à encadrer ce secteur informel. ACP/C.L.

