RDC: la commercialisation du miel affectée par le manque de matériels adaptés (Un apiculteur)

Kinshasa, 19 mai 2026 (ACP).- La commercialisation du miel des abeilles en République démocratique du Congo (RDC), est affectée par le manque de matériels adaptés, a indiqué mardi un apiculteur, lors d’un entretien à Kinshasa avec l’ACP, en marge de la Journée internationale des abeilles célébrée le 20 mai de chaque année. 

«Nous faisons face à plusieurs difficultés dans le secteur apicole en RDC, notamment le manque de matériels adaptés, ce qui affecte la commercialisation des produits de la ruche. Mais il y a aussi la faible considération de cette activité par les pouvoirs publics», a déclaré Mundele Kambale, coordonnateur de l’association congolaise d’appui au développement communautaire (Acadec).

Parmi les autres défis du secteur, a-t-il poursuivi, plusieurs ruches installées sur le plateau des Batéké ont été abandonnées à la suite des exactions du phénomène «Mobondo», ayant perturbé les activités agricoles et apicoles dans cette partie de Kinshasa.

Il a, dans le même temps, rappelé que la sécurité demeure l’une des principales conditions pour relancer durablement l’apiculture dans les zones affectées.

Le marché du miel, a-t-il indiqué, reste marqué par la hausse des prix, souvent liée à la qualité des produits de la ruche ainsi qu’aux exigences de production répondant aux normes de consommation.

Cependant, M. Mundele a révélé que les abeilles interviennent dans près de 85 % de la pollinisation effectuée par les insectes et contribuent directement à la préservation de l’environnement ainsi qu’à la production agricole.

Il a également souligné la nécessité de sensibiliser la population à «l’importance de la consommation du miel  et de ses dérivés». Le responsable de cette structure basée à Mbankana dans la commune de Maluku, a affirmé que plusieurs organisations réunies au sein de la plateforme nationale des apiculteurs travaillent actuellement pour répondre aux normes internationales d’exportation du miel, notamment en matière de qualité, de quantité et de certification.

«Cet entretien est pour nous une occasion de plaider pour l’adoption d’une loi sur la filière apicole ainsi qu’un investissement accru de l’État congolais dans ce secteur, présenté comme une solution aux problèmes climatiques, alimentaires et économiques», a-t-il conclu.

Il sied de rappeler que 33 centilitres de miel se négocient actuellement sur le marché autour de 15.000 CDF, soit environ six dollars américains. ACP/KK

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