RDC : les Congolais appelés  à renforcer la consommation locale pour créer des millionnaires

Kinshasa, 31 décembre 2025 (ACP).- Les participants au festival « Kwanza Baobab » ont été invités mardi à renforcer l’achat intracentrique et la coopération économique entre Congolais, afin de stimuler la croissance des entreprises locales et de créer davantage de millionnaires lors d’une journée dudit festival organisée à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC).

« Beaucoup de Congolais se lancent en affaires sans véritable objectif économique et sans soutenir leur propre marché. Pour espérer créer des millionnaires, nous devons d’abord acheter congolais et permettre aux entreprises locales de croître », a déclaré Linda Endundo, initiatrice du festival.

Pour Mme Endundo, « l’achat intracentrique »  c’est-à-dire la circulation de l’argent entre producteurs, fournisseurs, clients et partenaires congolais demeure indispensable pour bâtir une économie nationale solide.  Beaucoup critiquent les services locaux, mais comment un entrepreneur congolais peut-il s’améliorer si les Congolais cessent d’être ses clients ? Acheter congolais, c’est aussi permettre au service de s’élever »,

Un des principaux obstacles au développement économique national selon elle, demeure le manque de coopération économique interne, caractérisé par le rejet fréquent des produits et services congolais. « Les gens se plaignent de l’absence d’emplois, du faible budget de l’État ou de la difficulté de s’insérer professionnellement, mais très peu achètent des produits congolais, ce qui empêche les entreprises locales d’embaucher et de se renforcer ».

Mme Endundo a également dénoncé la tendance de nombreux jeunes diplômés à privilégier des stages au sein de multinationales ou de grandes institutions publiques, au détriment des petites et moyennes entreprises congolaises, pourtant reconnues par l’État. « Tant que les jeunes éviteront les structures congolaises, celles-ci n’auront pas l’opportunité de s’améliorer et de devenir plus compétitives », a-t-elle insisté.

Par ailleurs, l’intervenante a soulevé  le paradoxe de la consommation locale, où des produits congolais sont souvent rejetés parce qu’identifiés comme tels, tout en étant achetés plus chers lorsque vendus dans des supermarchés non congolais.

 « Un même produit peut coûter quatorze mille francs en supermarché et quatre mille dans un marché local. Mais certaines personnes n’achèteront que lorsqu’il est vendu dans un cadre étranger, comme si la crédibilité dépendait du lieu plutôt que de la qualité », a-t-elle noté, appelant à privilégier les entreprises nationales, même pour de petits montants.

Cette journée consacrée à Ujamaa constitue l’un des volets majeurs du festival, qui ambitionne de promouvoir u

Ne économie communautaire congolaise capable de faire émerger des millionnaires par la coopération et la consommation locale. ACP/C.L.

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