Kinshasa, 31 décembre 2025 (ACP). – La Fédération des entreprises du Congo (FEC) a appelé l’Intersyndicale nationale du travail à prendre part aux travaux du Conseil national du travail (CNT), cadre légal de concertation tripartite, en vue d’une application harmonieuse du Salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG), selon un communiqué parvenu mardi à l’ACP.
« La FEC appelle, en conséquence, l’Intersyndicale nationale du travail à prendre part aux travaux du Conseil national du travail (CNT), dans l’intérêt supérieur des travailleurs, des entreprises et de la préservation de l’emploi. Elle estime qu’un tel boycott ne peut se substituer à un dialogue social structuré et responsable, seul mécanisme à même de garantir une application harmonieuse du décret portant fixation du SMIG », a-t-on lu dans le communiqué.
La source a indiqué que la FEC suit avec une attention soutenue l’évolution du dialogue social relatif à l’application du SMIG dans l’ensemble des secteurs, notamment agro-industriel, pastoral et forestier. Elle a rappelé, à cet effet, que la session extraordinaire de la 37ᵉ session du CNT, convoquée à partir du 23 décembre 2025, constitue le cadre approprié de concertation entre le Gouvernement, les employeurs et les travailleurs, en vue de rechercher des solutions concertées et durables.
Tout en regrettant la décision de l’Intersyndicale nationale du travail de boycotter les travaux du CNT, le patronat congolais a estimé qu’un tel boycott ne saurait se substituer à un dialogue social structuré et responsable, seul mécanisme capable de garantir une mise en œuvre équilibrée du décret fixant le SMIG.
Par ailleurs, la Fédération a encouragé le Gouvernement à assumer pleinement son rôle de garant du dialogue social tripartite, afin de préserver la paix sociale, de soutenir l’économie nationale et de sauvegarder l’emploi. ACP/C.L

