Kinshasa : adoption des statuts de création d’une société coopérative environnementale

Kinshasa, 09 décembre 2025 (ACP). – Les statuts de création d’une société coopérative dénommée « GREEN COOP », regroupant quelques organisations œuvrant dans le secteur de l’environnement, ont été adoptés lundi au siège de l’ONG Œuvre pour le bien-être social (OPBS), à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, a appris l’ACP mardi de source associative.

« Nous avons adopté les statuts de la société coopérative regroupant différents organisations, établissements et entreprises œuvrant dans le secteur de l’environnement, pour la simple raison que les membres de cette plateforme, animés par le patriotisme, ont estimé qu’au regard de la situation que traverse la ville de Kinshasa en matière d’environnement, cette nouvelle structure peut, tant soit peu, accompagner l’État dans ce domaine en lui offrant ses services », a indiqué Allain Bill Venga, président de l’ONG OPBS.

Selon lui, cette plateforme constituée de cinq organisations actives dans le secteur de l’environnement en général, s’intéressera plus particulièrement à l’assainissement, notamment la collecte des déchets plastiques pour les transformer en pavés écologiques ; la transformation des ordures ménagères en engrais verts, ainsi que la production d’asticots destinés à l’alimentation des poissons et volailles.

Ces déchets permettront également de produire du biogaz et, à terme, de l’électricité, bref, de faire des déchets une matière première afin d’en tirer une plus-value par la création de quelques emplois générés par cette branche d’activité, a-t-il fait observer.

M. Venga a précisé que le mois de décembre sera consacré à la finalisation de toutes les formalités en vue de l’agrément de la structure par l’État, principal partenaire, avant le démarrage effectif des activités prévu au début du mois de janvier. Une telle initiative, selon la même source, arrive à point nommé, compte tenu de l’ampleur de la tâche sur le terrain. « Il est évident que la collecte, le recyclage et la valorisation d’au moins 15.000 tonnes de déchets par jour ne peuvent être assurés par une seule entreprise publique, d’où l’urgence de faire appel à un partenariat privé afin de lutter contre l’insalubrité dans la capitale, quitte au gouvernement de mettre en place certains mécanismes pour soutenir financièrement ses nouveaux partenaires », a conclu le président de l’OPBS. ACP/JF

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