Une gestion axée sur les résultats recommandée aux structures publiques d’accompagnement des entrepreneurs (Responsable d’une Asbl)

Kinshasa, 10 juin 2026 (ACP).- Une gestion axée sur les résultats de proximité avec les entrepreneurs en République démocratique du Congo(RDC) a été recommandée, mercredi à Kinshasa, aux mandataires des structures publiques d’accompagnement aux entrepreneurs par la responsable d’une Asbl, lors d’une interview accordée à l’ACP.

« Les attentes des entrepreneurs congolais sont aujourd’hui très élevées et les nouveaux responsables des structures d’appui à l’entrepreneuriat doivent privilégier une gestion axée sur les résultats capables  de produire  des effets concrets pour les jeunes et les femmes jusque dans les quartiers et les provinces », a déclaré Victoria Ndaka, fondatrice et présidente de l’ONG Mwasi ya Mosala.

Elle a estimé que ces structures, notamment le Fond de garantie de l’entrepreneuriat au Congo (Fogec) et l’Agence pour la promotion des classes moyennes Congolaises (APROCM), créées pour soutenir l’émergence d’une classe moyenne en RDC et faciliter l’accès au financement ainsi qu’à l’accompagnement, peinent encore à produire un impact très visible pour la majorité des entrepreneurs.

Pour Mme Ndaka, il est urgent de simplifier les procédures,  réduire les barrières d’accès, renforcer la transparence et rapprocher ces institutions des réalités du terrain.

Évoquant le bilan des anciens animateurs, elle l’a jugé mitigé au regard des attentes des entrepreneurs.

« Il y a certes eu des annonces, des programmes et une communication institutionnelle active. Mais la réalité vécue par beaucoup d’entrepreneurs est différente. L’accès au financement reste extrêmement difficile et beaucoup de jeunes n’ont jamais bénéficié concrètement de ces dispositifs », a-t-elle affirmé.

Un appel lancé à l’endroit de la jeunesse entrepreneuriale

S’adressant à la jeunesse entrepreneuriale, la présidente de l’ONG Mwasi ya Mosala l’a encouragé à poursuivre ses initiatives malgré les obstacles, tout en appelant les institutions à renforcer leur politique de proximité.

« L’entrepreneuriat ne doit pas rester dans les bureaux de Kinshasa. Les institutions doivent aller dans les universités, les marchés, les incubateurs et les quartiers afin de rapprocher les dispositifs existants des bénéficiaires », a-t-elle soutenu.

Elle a, par la même occasion, estimé que la transformation de l’écosystème entrepreneurial congolais demeure une condition essentielle pour rétablir la confiance entre les entrepreneurs et les institutions publiques.

ACP/

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