60 ans du ‘‘Ceprola’’ : un centre culturel congolais tombé dans l’oubli

Kinshasa, 15 mai 2026 (ACP).- Le Centre pour la promotion de l’art (Ceprola), centre culturel de la République démocratique du Congo, a totalisé soixante années d’existence marquées par plusieurs initiatives artistiques et culturelles, mais plongées dans l’oubli, a relevé jeudi son éditeur et fondateur joint par l’ACP.

« Le Ceprola est un centre culturel de la République démocratique du Congo, il a totalisé soixante années d’existence, durant son parcours nous avons réalisé plusieurs initiatives artistiques et culturelles, mais plongées dans l’oubli, sans bénéficier d’un accompagnement des autorités. Des difficultés de tout genre sont devenues notre lot quotidien. J’ai écrit et envoyé des lettres de réclamation et de rappel à toutes les autorités tant nationales que provinciales sans aucune réponse », s’est plaint Katsh Katende M’bika, éditeur et fondateur du Crepola.

Créé le 30 avril 1966 dans la commune de Likula, à Likasi, dans l’ancien Katanga, ce centre culturel a d’abord porté l’appellation d’Agence Masque Noir avant de devenir, en juillet 1985, le Centre d’édition et de diffusion pour la promotion du théâtre (CEDPT).

« D’abord sous l’appellation d’Agence Masque Noir, je ne disposais à cette date que d’une pièce de théâtre et de mon unique journal de bord entamé le 31 janvier 1965 », a-t-il expliqué.

Selon lui, le centre s’est investi dans la publication d’ouvrages et la promotion des œuvres théâtrales congolaises à travers plusieurs tournées organisées avec des troupes affiliées, notamment la compagnie théâtrale  » Afrika des muses » dans l’ex-province du Katanga.

« Le Centre pour la promotion de l’Art, Ceprola, s’est mis en marche en reprenant tous les actifs du CEDPT avec l’idée de monter notre propre structure de promotion, de montage scénique, d’édition et de diffusion de l’art congolais », a-t-il rajouté.

L’éditeur a également indiqué qu’à partir du mois d’octobre 1988, plusieurs centres culturels congolais ont été construits dans différentes provinces du pays, notamment à Tshimbulu et Dibaya, dans l’ancien Kasaï occidental.

« Ces centres comprenaient une salle de représentation scénique, une bibliothèque, un espace d’exposition des œuvres d’art ainsi qu’une librairie de l’écrivain », a précisé le responsable.

Installé à Kinshasa depuis 2007, Katsh Katende M’bika a affirmé avoir poursuivi son projet culturel avec la création de plusieurs centres culturels portant les noms de figures congolaises proposées comme modèles à la jeunesse.

« Celui de Badara 2 a été spolié à mains armées à un artiste inoffensif qui voulait participer activement à la récupération et à l’encadrement des enfants vulnérables de Kinshasa », a regretté l’éditeur.

Katsh Katende M’bika a rappelé avoir écrit plusieurs ouvrages ainsi que plus d’une centaine de pièces de théâtre consacrés à la promotion de la culture congolaise.

ACP/C.L.

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