Kinshasa, 19 août 2025 (ACP). – La chanson « Affaire ya Poukou », écoutée souvent à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, s’est imposée comme une évidence dans l’évolution de la rumba par une métaphore saisissante, celle de la souris qui souffle tout en grignotant, image de ceux qui profitent d’autrui sans réelle réciprocité, a révélé mardi à l’ACP un acteur culturel.
« « Affaire ya Poukou » est née d’une observation de la vie. J’ai voulu, à travers une image simple, parler d’une réalité que beaucoup connaissent, celle des gens qui viennent vers vous non pour construire, mais pour profiter », a expliqué Eddy Ngombe Mwene, acteur culturel et ancien producteur exécutif aux Éditions Tamaris.
Conçue en juin 2005 à Bussy-Saint-Georges (France) par Eddy Ngombe Mwene, en collaboration avec le compositeur Saintpetro, cette chanson dénonce les amis du bout des lèvres, présents dans les moments de joie mais absents dans l’adversité.
«(…) Quand j’ai entendu le texte et la mélodie, j’ai tout de suite compris la force du message. Je l’ai chantée avec le cœur et la sérénité », a confié Eddy Ngombe.
Près de vingt ans après sa sortie, «Affaire ya Poukou » demeure un repère dans le répertoire de Doudou Copa et dans l’histoire récente de la rumba congolaise.
« C’est une chanson qui traverse le temps parce qu’elle parle de comportements humains universels », a conclu Eddy Ngombe Mwene. ACP/UKB

