Kisangani, 22 juillet 2026(ACP).- La culture, le tourisme durable et l’écotourisme ont été parmi les thèmes principaux développés, lors d’une conférence scientifique organisée dans le cadre de la 6ème édition du festival »Kongo River », mercredi à Kisangani, chef-lieu de la Tshopo, dans le Nord-Est de la République démocratique du Congo (RDC).
«(…) Faire de la Kisangani et de la Tshopo une destination écotouristique de référence en République démocratique du Congo et dans le bassin du Congo, est l’ambition ultime de cette deuxième session de la conférence scientifique du festival »Kongo River » consacrée au tourisme durable et à l’écotourisme», a déclaré l’ingénieur Jean Kimbembe Mazunga, l’un des panélistes.
Plusieurs autres interventions ont été au programme de cette rencontre qui a réuni les experts, chercheurs, autorités publiques, opérateurs économiques et représentants des communautés locales.
Pour sa part, Sébastien Etongo, directeur de l’Alliance Française de Kisangani, a articulé son exposé sur un état de lieu de la culture et des activités culturelles dans la province de la Tshopo.
« La Tshopo dispose des potentialités dans plusieurs secteurs de la culture, notamment en théâtre, musique, cinéma, littérature et bien d’autres disciplines artistiques. Mais les structures ayant pour mission d’encadrer et d’accompagner les artistes souffrent du manque de financement pour booster l’offre culturelle et accompagner les créateurs pour l’émergence. Il faut non seulement vulgariser mais que l’État puisse appuyer les structures culturelles », a-t-il dit.
Sur le plan touristique, M. Etongo a insisté sur la protection et la valorisation du fleuve Congo ainsi que de l’emblématique chute de Wagenia, qui est réputé pour sa technicité ancestrale en matière de pêche.
Il propose que la même politique de valorisation des patrimoines soit appliquée pour la réserve de biosphère de Yangambi, haut lieu de la recherche scientifique et de la conservation de la biodiversité, qui constitue des atouts majeurs pour l’écotouristique.
Par ailleurs, Elvera Nkodia de l’association ‘‘Pot@mai-242’’ a parlé sur ‘‘Garantir l’accès à une énergie propre et abordable pour soutenir le développement économique’’.
Il a en effet démontré que l’énergie n’est pas une fin en soi, mais un levier de développement.
« Lorsqu’elle est adaptée aux besoins des communautés, elle peut favoriser l’accès à l’eau potable, la conservation des produits de pêche et agricole, la formation professionnelle, l’entrepreneuriat local et même l’écotourisme », a-t-il soutenu. ACP/M/M/D

