RDC : les langues maternelles, un levier du développement agricole durable

Kinshasa, 22 juillet 2026 (ACP).- Les langues maternelles ont été présentées par une structure congolaise comme un levier du développement agricole   durable,  lors de l’ouverture de la première édition du Festival des langues maternelles et de la diplomatie agricole (FLMDA 2026), organisée à Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC).

« Nos langues maternelles sont donc bien plus qu’un patrimoine culturel, elles sont des outils de développement. Elles permettent de rapprocher les connaissances des producteurs, de renforcer l’apprentissage, de faciliter l’organisation communautaire et d’accélérer l’adoption de bonnes pratiques », a déclaré Yollande Longo, coordonnatrice du Réseau national des agriculteurs congolais (Nsunga ya Congo).

« Dans un pays qui compte plusieurs centaines de langues et une extraordinaire diversité culturelle, cette richesse doit devenir un atout au service du développement économique et social », a-t-elle ajouté.

Selon  Longo, les langues maternelles facilitent la transmission des connaissances, des techniques et des innovations agricoles, faisant d’elles des outils essentiels de développement.

Elle a fait savoir que la première édition de ce festival a choisi de réunir, dans un même événement, les langues maternelles et l’agriculture, deux dimensions intimement liées.

« Nous sommes convaincus que ces deux dimensions sont intimement liées. L’agriculture est avant tout une histoire de transmission : transmission de savoirs, de techniques, d’expériences et d’innovations. Or, cette transmission est plus efficace lorsqu’elle se fait dans les langues que les communautés comprennent, parlent et vivent au quotidien », a-t-elle renchéri.

Ce festival repose sur une vision selon laquelle le patrimoine linguistique, culturel et humain constitue une richesse stratégique capable de renforcer l’attractivité, le dialogue entre les peuples et la mise en œuvre des objectifs de développement durable.

Il traduit également la volonté de valoriser les langues nationales, vecteurs de cohésion sociale, d’innovation, de résilience, de stabilité et de transformation sociétale.

Cette initiative innovante met en relief deux piliers essentiels du développement, à savoir la valorisation du patrimoine linguistique et la promotion d’une agriculture moderne, inclusive et durable, avec la volonté collective d’en faire un moteur du développement durable. ACP/ N M / MN 

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