Kinshasa, 13 septembre 2026 (ACP).- Le spectacle de chorégraphie ‘‘Maisha’’, qui signifie ‘’la vie’’ en swahili, inspiré des réalités sociales à Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC), a été présenté à la clôture de la 4ème édition du Kinshasa Urban Art Fest (KUAF), dans la nuit de samedi à dimanche, dans la capitale congolaise.
« Maisha est une prestation qui s’inspire de la voix de ma mère. À travers la voix-off, elle me parle et me motive à ne pas abandonner face aux épreuves que nous traversons. Nous transmettons nos messages à partir de nos corps, parce que le corps est aussi une autre façon de parler et de s’exprimer», a expliqué Patshi Paluku, acteur, chorégraphe et danseur hip-hop et contemporain.
À travers cette création contemporaine, l’artiste a traduit par la danse les réalités sociales, économiques et culturelles de Kinshasa, une ville confrontée aux multiples difficultés auxquelles sa population doit quotidiennement faire face.
Le spectacle s’est notamment inspiré de la notion d’« Article 15 », expression populaire faisant référence à la débrouillardise et aux différentes stratégies mises en œuvre pour faire face aux difficultés de la vie et assurer sa survie.
Selon l’artiste, ‘’Maisha’’ a été conçu comme un parcours marqué par les échecs, les chutes et les moments de découragement, mais également par la volonté de se relever et de poursuivre son chemin malgré les obstacles.
« La danse permet de dénoncer ce qui ne va pas, mais aussi de motiver les gens à faire du bien. Je demande aux jeunes de ne pas abandonner, même lorsque les choses ne marchent pas. Il faut continuer à travailler et à se relever après chaque chute, car la chute n’est pas une manière de vivre, mais une façon de marcher», a-t-il ajouté.
Dans cette œuvre, le corps a constitué un véritable langage à travers lequel le danseur a exprimé les luttes et les émotions d’un jeune confronté aux réalités de son environnement, tout en transmettant un message d’espoir et de persévérance.
La voix-off de la mère de l’artiste a également occupé une place importante dans la création, servant de présence symbolique et de source de motivation dans le parcours du personnage principal.
La scénographie s’est appuyée sur plusieurs objets du quotidien, notamment un drap, une table et une chaise, utilisés comme éléments symboliques pour évoquer la protection, la confrontation avec soi-même, la prise de décision ainsi que le poids des difficultés.
La 4e édition du KUAF, organisée du 4 au 12 septembre 2026 autour de la thématique ‘’La voix des silencieuses’’, a ainsi proposé, à travers « Maisha », une réflexion artistique sur la vie, les difficultés quotidiennes, la résilience et la nécessité de continuer à avancer malgré les épreuves.
ACP/ S.A (SP)

