Décès de Miguel Masaïsaï: la conservation recommandée de ses effets au mémorial du Génocost 

Kinshasa, 20 septembre (ACP).- La conservation au mémorial du ‘‘Génocost’’ à Kinshasa en République démocratique du Congo (RDC) de ses effets personnels et autres objets professionnels du célèbre cycliste congolais Miguel Masaïsaï décédé en pleine itinérance de la paix au niveau de la République du Congo été recommandée dimanche par un entrepreneur sur sa page sociale. 

« Que l’Etat Congolais de Brazzaville conserve précieusement les effets personnels du cycliste Miguel Masaïsaï. Ces objets ne sont pas de simples souvenirs, ils font partie de son histoire et de notre mémoire collective. Ils devraient, à terme, être exposés au Mémorial du Génocide pour des gains économiques en RDC (Genocost) afin que les générations futures puissent se souvenir de son parcours et de son engagement pour la paix », a-t-on lu sur la page de Bemba Andy, entrepreneur-analyste politique en RDC. 

Pédaler pour la paix à travers l’Afrique et le monde

Né à Goma, dans la province du Nord-Kivu, Miguel Masaïsaï était triathlète et cycliste professionnel.  Mort à 25 ans, le jeune congolais  avait choisi le sport pour raconter une autre histoire de la RDC. Son vélo était devenu un instrument de voyage, de sensibilisation et de promotion de la paix.

Son histoire dans le sport commence en 2018, après ses études secondaires, lorsqu’il rejoint le Goma Cycling Club. C’est en  2025, que Miguel transforme cette ambition en aventure dénommé ‘‘Pedals for Peace’’ dont l’objectif  était de parcourir l’Afrique avec un message de paix. Il se fixe comme destination finale le Maroc.

Le 17 mai 2025, il prend le départ avec son vélo pour Cape Town, en Afrique du Sud, en passant par  le Rwanda, la Tanzanie, la Zambie, le Botswana et la Namibie. Cette première expérience nourrit un défi plus grand : relier Goma à Rabat, au Maroc, sur environ 14 000 kilomètres à travers 17 pays africains.

Le 1er mai 2026, il reprend la route depuis Goma pour la suite de son projet qui doit lui permettre de traverser l’Afrique tout en portant un message de paix et d’unité.

Les effets professionnels de Miguel après l’accident

Son itinéraire initial prévoyait un passage par l’Angola avant Kinshasa. Mais des difficultés liées à son visa l’obligent à changer de parcours. Fidèle à la règle de son défi, qui ne prévoit aucun autre moyen de transport que le vélo, il décide de traverser la RDC.

Pendant 67 jours, il parcourt plus de 6 500 kilomètres à travers plusieurs provinces, affrontant les longues distances, les montagnes, les pluies, la chaleur, les difficultés des routes et les problèmes mécaniques. Le 5 août 2026, il arrive à Kinshasa.

Le 6 septembre, il poursuit son aventure vers le Congo-Brazzaville. Le cycliste  doit encore traverser le Gabon, le Cameroun et plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest avant de rejoindre Rabat. Dans son autobiographie, Miguel insiste sur la nature personnelle de son initiative. « Pedals for Peace’’ n’est ni un mouvement politique, ni un projet soutenu par un parti politique, ni une initiative liée à un groupe armé», écrit-il avant sa mort.

Le vendredi 18 septembre 2026, Miguel Masaïsaï est décédé au Congo-Brazzaville alors qu’il poursuivait le périple qui devait le conduire jusqu’au Maroc. 

ACP/JD

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