Faya Tess, « mariage artistique » au service de la préservation de la rumba congolaise

Kinshasa, 5 juillet 2026 (ACP).- La chanteuse Faya Tess de la République démocratique du Congo, a entretenu la rumba congolaise en véritable modèle de « mariage artistique », fondé sur la fidélité, la passion et la sauvegarde d’un patrimoine culturel, selon une réflexion consacrée à son parcours par  un analyste culturel suivi dimanche  dans un forum.

« Depuis son intégration en 1986 au sein de l’orchestre Afrisa International, dirigé par Tabu Ley Rochereau, l’artiste est restée profondément attachée à la rumba congolaise, qu’elle considère comme une mission héritée des pionniers de cette musique », a déclaré Youri Itsul, analyste culturel.

« Faya Tess a souvent affirmé que : ‘’ C’est à nous que les pères géniteurs ont laissé la charge de la rumba ‘’, en soulignant son engagement à assurer la continuité de cet héritage musical », a-t-il ajouté.

Cet attachement se manifeste notamment par sa fidélité au style classique de la rumba congolaise, ainsi que par sa série d’albums et de spectacles « Au Temps des Classiques », consacrée à la valorisation des œuvres des grandes figures de la musique congolaise, parmi lesquelles Franco Luambo, Tabu Ley Rochereau, Grand Kallé, Simaro Lutumba et Madilu System.

Faya Tess s’est également illustrée par sa défense de la rumba sur la scène internationale, notamment lors d’activités culturelles organisées à l’UNESCO et à travers plusieurs prestations à l’étranger visant à promouvoir cette expression musicale inscrite au patrimoine culturel immatériel de l’humanité.

Pour de nombreux mélomanes, Faya Tess est aujourd’hui bien plus qu’une interprète. Elle est considérée comme l’une des gardiennes de la rumba congolaise, ayant fait le choix de consacrer sa carrière à préserver, promouvoir et transmettre cet héritage musical aux jeunes générations. ACP / M

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