Kinshasa, 13 novembre 2025 (ACP).- Le parcours du peintre de la République démocratique du Congo, Henri Kalama, directeur général de l’Académie des Beaux-Arts de Kinshasa, a été retracé dans la nuit de mercredi à jeudi, lors d’un spectacle immersif dénommé « Toli-toli » organisé à Gombe, dans le nord de la ville, a constaté l’ACP.
« En effet, ‘‘Toli toli’’ en langue camerounaise (histoire, histoire en français) est un concept du Camerounais Kouam Tawa, il fait ce qu’on appelle Nuit de veille. C’est un programme qui reçoit beaucoup d’auteurs et de professeurs (…). Ce projet s’est intéressé à mon parcours et l’initiateur a voulu me rendre hommage devant les miens(…) », a fait savoir le peintre Henri Kalama, directeur général de l’Académie des Beaux-Arts.
« C’est un sentiment de reconnaissance et qu’il ait pu jeter son dévolu sur moi pour partager ces moments d’immersion ensemble avec nous et sentiment de reconnaissance aussi à l’Institut français qui a pu l’inviter ici à Kinshasa dans le cadre de la Fête du livre », a-t-il ajouté.
Peintre et professeur d’université, Henri Kalama Akulez, a parlé de son parcours, sur ses débuts dans la peinture et de sa passion pour celle-ci devant le public.
« Je me souviens de mon père, ce monsieur qui, chaque dimanche, était en train de peindre. Il reproduisait tout ce qui lui passait par la main. Un monsieur qui collectionnait des livres riches en images et qui les reproduisait. Je me souviens des odeurs de la peinture à l’huile, des odeurs des essences de térébenthine, des odeurs de l’huile de lin », a retracé le peintre.
Né et grandi dans une famille des peintres, d’où il a eu le goût de la peinture, tôt déjà, Henri Akulez a évolué vers l’abstraction avec un accent particulier sur les couleurs, qu’il considère comme un canal principal pour exprimer les émotions.
« En faisant l’école primaire, j’étais cet enfant autour duquel on s’attroupait parce qu’il dessinait des boxeurs, des joueurs de foot, des véhicules. Et je les dessinais en fait sur tout support. Il suffisait qu’il y ait une petite image qui me tombe sur la main, je la reproduisais. Mais le seul problème qui pouvait bien déranger mes parents, c’est que je ne choisissais pas, en fait, le support. Donc je pouvais dessiner dans n’importe quel cahier», a-t-il précisé.
Par ailleurs, le programme camerounais toli-toli a été inclus dans la fête du livre depuis 2024, pour permettre aux professeurs, écrivains et autres de partager leurs expériences avec les jeunes.
« Toli Toli, un programme que j’anime depuis de nombreuses années, d’abord au Burkina Faso, ensuite au Cameroun, en France et depuis l’an dernier ici à Kinshasa. Toli Toli dans le pidgin camerounais signifie histoire histoire, qui est la formule par laquelle le conteur attire l’attention de son public pour dire que c’est le moment d’un récit, d’une histoire à raconter et pour le cas de Toli Toli, c’est le moment de partage d’une expérience», a laissé entendre le metteur en scène Kouam Tawa, animateur du programme « Toli-toli ».
Placée sous l’échange culturel, la onzième (11) édition de la fête du livre se positionne comme une plateforme internationale d’échanges entre écrivains, éditeurs et lecteurs. L’événement, dédié à la littérature, s’étend jusqu’ au 15 novembre, et propose plusieurs activités : ateliers, rencontres littéraires, spectacles et expositions.
ACP/JF

