Kinshasa : l’érection d’un monument proposée en mémoire de Docteur Nico

*Kinshasa, 23 septembre 2026 (ACP).-* L’érection d’un monument en mémoire du musicien Nicolas Kasanda alias Docteur Nico a été proposée mardi à Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC), lors de la commémoration du 41ème anniversaire de sa disparition au cimetière de la Gombe, par un expert de la rumba congolaise.

« _J’aimerais qu’un monument soit érigé au nom de Nico. Aujourd’hui, sur les réseaux sociaux, particulièrement sur Facebook, c’est bondé de chansons de Nico. Je l’ai connu alors que j’étais encore au petit séminaire, déjà en 1966_ », a déclaré
le  colonel Donat Liwoke, magistrat militaire a la retraite.

Il a estimé que cette initiative contribuerait à une reconnaissance plus visible de l’héritage du guitariste, dont les œuvres continuent d’être diffusées auprès du public.

« _Il y a quelque chose de plus fort que la mort, c’est la présence des absents dans la mémoire des vivants. Nico a été une source de soleil. Il a été mis en terre, mais nous continuons toujours à recevoir ses rayons_ », a-t-il ajouté.

*Un apport majeur à la guitare congolaise*

« _Dr Nico est l’un des pionniers de la rumba congolaise. Si aujourd’hui tous les orchestres jouent avec une guitare solo et une guitare d’accompagnement, c’est lui qui les avait mises en place depuis 1953 avec Dechaud Mwamba. Il a révolutionné la technique et le son_ . », a indiqué pour sa part Herman Bangi Bayo, vice-président de la Commission nationale chargée de la valorisation de la rumba.

Pour cet organe-conseil du Gouvernement, l’apport de l’artiste demeure capital dans l’histoire de la musique congolaise.

« _Avant, la guitare servait seulement à accompagner la chanson. Mais lui, il faisait parler la guitare. Il est le seul à avoir joué de la guitare hawaïenne dans la rumba congolaise et à y avoir introduit le tam-tam luba_ . », a ajouté M. Bangi

*Docteur Nico, un pionnier de la modernisation de la musique congolaise*

Évoquant le sens de cette journée de recueillement, le vice-président de la Commission nationale chargée de la valorisation de la rumba a parlé d’un devoir de mémoire envers l’artiste.

« _On ne peut pas valoriser la rumba sans valoriser ses acteurs. Nico est étudié en Europe et aux États-Unis. Nous venons nous incliner devant sa tombe pour ne pas être ingrats envers ce qu’il nous a donné_ . », a-t-il souligné.

À cette occasion, le vice-président de la Commission nationale chargée de la valorisation de la rumba a plaidé pour la pérennisation de l’héritage de Dr Nico, notamment à travers l’organisation de conférences, de concerts et d’émissions spécialisées, ainsi que l’enseignement de son œuvre dans les écoles et les universités.

« _Son empreinte la plus grande reste la chanson ‘’Indépendance Cha Cha’’. Chaque fois que nous jouons cette chanson, nous penserons toujours à Dr Nico. Il est resté immortel_ . », a-t-il soutenu.

« _Il y a quelque chose de plus fort que la mort, c’est la présence des absents dans la mémoire des vivants. Nico a été une source de soleil. Il a été mis en terre, mais nous continuons toujours à recevoir ses rayons_ », a-t-il conclu.

Nicolas Kasanda wa Mikalayi, dit Dr Nico, compte parmi les figures majeures de la guitare congolaise. Il est décédé le 22 septembre 1985 à l’âge de 51 ans.
ACP/RN

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