Kinshasa, 15 septembre 2025 (ACP).- Les savoirs endogènes chez les bindji “, a été retenu comme thème d’une conférence prévue le 30 septembre à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, pour enrichir les recherches sur les spectacles traditionnels, a appris, l’ACP, lundi, des organisateurs.
« Nous projetons d’organiser une conférence placée sous le thème “ Les savoirs endogènes chez les bindji” pour parler de ce peuple d’Afrique centrale ancré à l’intérieur de la République démocratique du Congo, notamment dans le Grand Kasaï. Le souci est de connaître davantage leurs manières de vivre avant la colonisation en Afrique, et par ricochet d’autres peuples africains, pour enrichir nos recherches sur les spectacles traditionnels », a déclaré Alexandre Mwambayi Kalengayi, metteur en scène congolais.
Selon Mwambayi, la conférence sur les savoirs endogènes chez les bindji sera organisée au Centre Culturel Andrée Blouin, à l’Ouest de Kinshasa la capitale, en collaboration entre le Centre des recherches en Arts du Spectacle Africain ( Crasa), avec l’appui de Fargo Culture, une structure appuyant l’entrepreneuriat culturel des jeunes dans les quartiers et les secteurs défavorisés.
Parmi les intervenants, on compte des enseignants et chercheurs des établissements de l’enseignement supérieur du pays, tels que Alexandre Mwambayi Kalengayi, Vincent Kapalayi Mutanga, Félicien Kalala, le ministre honoraire de l’Economie nationale, Joseph Kapika Dikanku et M. Meschak Mandefu.
« Dans cette conférence, nous chercherons à comprendre quels étaient les savoirs endogènes sur lesquels se sont appuyés ces gens pour coexister, subsister et même s’organiser autrement face aux aléas qui se présentaient avant l’arrivée de nouvelles technologies, des inventions », a expliqué Alexandre Mwambayi. Et de poursuivre : « Nous aurons la possibilité en parlant des binji, de parler indirectement aussi des savoirs endogènes de différents autres peuples tels que les luba, les lulua, les batetela, les basonge, les bakuba, les bachilele, les bambala, les bachoko, parce-que chacun de ces peuples a gardé une certaine identité particulière à lui, et que l’on peut découvrir à travers leurs mythes, leurs légendes, leurs contes et surtout leurs manifestations rituelles ». ACP/JF

