Kinshasa, 11 fév. 2026 (ACP) .- La relecture commune et l’interprétation des histoires liées entre la République démocratique du Congo(RDC) et la Belgique ont été mises en valeur à travers l’exposition « Paradoxe des réalités », dans le cadre du projet « histoire de miroirs », organisée lundi par Académie des Beaux-arts, au Nord de la capitale congolaise. « Ce projet visait à permettre aux étudiants de Kinshasa et de Bruxelles de revisiter ensemble les histoires liées à nos deux pays », a déclaré le professeur Henri Kalama, directeur général de l’Académie des Beaux-arts de Kinshasa, se disant satisfait de l’aboutissement de cette initiative quatre ans après son lancement. « C’était dans la matinée du 22 mars 2022 que l’on lançait le projet +Histoire de Miroir+, annonçant que ce projet serait réalisé par les étudiants de l’Académie des Beaux-Arts de Kinshasa et ceux de l’Académie Royale de Bruxelles, sous forme d’une relecture commune et une interprétation des histoires liées aux deux pays. Aujourd’hui, quatre ans après une belle aventure entre nos deux institutions, je peux dire avec un réel plaisir que nous l’avons fait. Ça y est, nous avons tenu.
Et c’est la raison pour laquelle nous sommes là ce soir », a-t-il renchéri. « En lançant ce projet +Histoire de Miroir+, notre but était d’offrir un espace de rencontre, de réflexion, de création et de co-création entre les étudiants de deux capitales, Kinshasa et Bruxelles, et partant de ces deux pôles, revisiter nos histoires dans la mesure du possible et rêver un avenir construit ensemble. Satisfait de l’aboutissement de ce projet, je tiens à remercier les équipes pédagogiques de nos deux institutions pour le travail qui a été fait à Bruxelles tout comme ici à Kinshasa », a-t-il ajouté. D’après le professeur Henri Kalama, cette initiative, « Histoires de miroirs » mise en place par l’Académie des Beaux-Arts de Kinshasa et l’académie royale des beaux-arts de Bruxelles, il y a quatre ans, dans le but de faciliter les échanges culturels et artistiques entre les deux villes, s’inscrit dans une perspective de dialogue et de partage d’expériences entre les artistes et les étudiants des deux établissements. D’autre part, Pierre Daniel, professeur de sculpture à l’académie royale des Beaux-arts de Bruxelles, considère celà comme étant le fruit d’un travail collectif entre les deux institutions artistiques. « C’est avec grand plaisir que nous ouvrons aujourd’hui l’exposition + Paradoxe des Réalités +.
Cette exposition est le fruit d’un travail collectif entre l’académie des Beaux-Arts de Kinshasa et l’Académie royale des beaux-arts de Bruxelles qui fait suite au travail du groupe de recherche « histoires de miroirs : Kinshasa/Bruxelles » initié en 2022 par l’académie des Beaux-arts de Kinshasa l’académie royale des beaux-arts de Bruxelles », a dit Pierre Daniel, professeur de sculpture à l’Académie royale des beaux-arts de Bruxelles. Pour lui, la question coloniale n’apparaît pas de la même manière dans la ville et dans notre quotidien, mais elle est omniprésente sur les deux territoires. L’histoire coloniale commune laisse des traces dans les architectures, les monuments, les noms de rues ont des conséquences socio-culturelles qui ont encore leurs répercussions aujourd’hui. Le projet « Histoires de miroirs », initié en 2022 par l’Académie des Beaux-Arts de Kinshasa (ABA) et l’Académie Royale des beaux-arts de Bruxelles (ARBA), est une plateforme artistique collaborative revisitant l’histoire commune de la RDC et de la Belgique. Il réunit des étudiants des deux institutions pour créer des œuvres (design, architecture, peinture) interrogeant des lieux de mémoire, des traces coloniales et des perspectives décoloniales. ACP/

