Kinshasa, 24 août 2025 (ACP).- Un atelier d’échange dénommé « Kafé Philo » a été organisé samedi à Kinshasa, en République démocratique du Congo, pour revisiter les souvenirs de lecture des œuvres écrites par les auteurs phares de la littérature congolaise, ont restitué les initiateurs dimanche dans la commune de Kintambo, au centre de la ville.
« Placée sous le signe des coups de cœur et des souvenirs de lecture, la rencontre du +Kafé Philo+, qui a permis de revisiter les souvenirs de lecture des œuvres écrites par les auteurs phares de la littérature congolaise organisée samedi 23 août, a été satisfaisante, car les participants disent qu’ils ont appris beaucoup de choses importantes au sujet de la littérature congolaise, et que ça leur servira pour la suite (…) », a déclaré Patrick Tankama, écrivain et initiateur dudit atelier.
Il a fait savoir que la réflexion inaugurale du philologue Ndundu Kivuila, ancien cadre à l’Institut national des arts (INA), portant sur la différence entre œuvre littéraire et communication purement intellectuelle, a orienté ces échanges sur plusieurs sujets, dont l’influence de l’oralité dans la littérature congolaise, parmi tant d’autres.
« Invité à préciser ses intérêts littéraires, Ndundu Kivuila a cité plusieurs écrivains apparus dans les années 1970, membres fondateurs de l’Union des écrivains du Congo, parmi lesquels Ndaywel, que l’on oublie souvent en tant que poète, ainsi que le docteur Mayengo, qui n’a malheureusement pas pu se joindre à nous pour cet échange », a indiqué Patrick Tankama.
« Pour notre part, nous avons évoqué deux ouvrages de Paul Lomami Tchibamba, Ngando et Ah Mbongo, en soulignant qu’ils m’ont permis d’entrer dans l’imaginaire de la ville de Kinshasa, dont j’ai retrouvé des échos dans des ouvrages documentaires de Lumenganeso ou du père Léon de Saint Moulin », a-t-il ajouté.
RDC : l’évolution du programme de cours de français préconisée parmi les résolutions de l’atelier sur la littérature congolaise
Patrick Tankama a aussi fait remarquer que, « Emery Musampa, professeur de français, qui a également pris part à l’atelier, a proposé que le programme et le statut du cours de français évoluent pour faire davantage de place à la lecture. Nous avons convenu qu’il serait judicieux de le renommer +cours de littérature+ et de consacrer une partie des activités à des animations littéraires ».
« J’ai ensuite suggéré la création d’une ou plusieurs associations des amis des arts et des lettres, qui pourraient servir de pont entre les institutions d’aide à la lecture, les gouvernements et les écoles, afin d’éviter l’attentisme qui nous condamne encore trop souvent à constater les problèmes multiformes d’un secteur en souffrance »
Ce premier Kafé Philo à Kinshasa, la capitale, a été organisé le 31 mai de l’année en cours. Cet atelier était dédié à feu le philosophe Valentin-Yves Mudimbe, décédé le 22 avril aux États-Unis d’Amérique (USA), en Caroline du Nord, des suites d’une longue maladie. ACP/C.L.

