Kinshasa, 27 octobre, 2025 ( ACP).- La capacité d’innover reconnue aux Mangebetu, peuple réputé d’excellents forgerons, et considéré comme des sculpteurs talentueux de l’Afrique centrale, dans le nord-est de la République démocratique du Congo ( RDC), a été mise en lumière lundi à Kinshasa sur la toile par l’administrateur de la plate-forme » Mythes et tradition- Nature.
« Les Mangbetu sont réputés comme d’excellents forgerons et sculpteurs ; ils pratiquent aussi la poterie et la vannerie. L’art Mangbetu est très développé, en particulier les figures en bois, aux nombreuses scarifications. Leurs masques africains Magbetu sont plus rares. Il existe, chez ce peuple, un art de cour d’une grande beauté », a affirmé Djamilla Tabsoba, l’administrateur de la plate-forme » Mythes et tradition- Nature.
Il a par ailleurs, démontré le mode de fonctionnement des Mangbetu, dont la représentation est assurée par le doyen, en soulignant que « chez les mangebetu, c’est le doyen qui représente le chef de la communauté. Les communautés villageoises qui constituent la province sont soumises à un chef de province, lui-même soumis au roi ».
Considérés comme des plus grands innovateurs africains, les mangbetu sont une tribu connue pour la pratique de la transformation du crâne.
« Les mangbetu, peuple d’Afrique centrale présent dans le nord-est de la RDC, originaire de l’ancienne Nubie, constituent une tribu qui dès le bas âge, enveloppe la tête du bébé, pendant une année, dans des cordelettes, avant la consolidation des os, lui donnant ainsi un crâne très allongé, signe de beauté et d’intelligence. L’origine de cette pratique remonte à l’Égypte antique », a expliqué Djamilla Tabsob, en précisant que le royaume Mangbetu fut bâti au début du XIXe siècle, sous le leadership du fondateur Nabiembali.
Les Mangbetu parlent une langue soudanaise, et le clan biti auquel appartient la famille royale est venu à la fin du 18ème siècle, du haut Ituri au sud-ouest du lac Albert. Le pays mangbetu se trouve dans la région nord-orientale de la République démocratique du Congo, de part et d’autre du Bomokandi, affluent de l’Uélé. Peu étendu, il ne dépasse pas 140 kilomètres de l’Est à l’ouest et 100 kilomètres du sud au nord. ACP/JF

